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#Stratégie d'investissement — 25.09.2017

Elections allemandes: Résultats et enjeux

Guy Ertz

Le parti de la Chancelière Merkel a gagné mais la formation du gouvernement s’annonce difficile.

Les résultats

Le parti de la Chancelière Merkel,  l’union chrétienne-démocratique (CDU)/l’Union chrétienne-sociale (CSU) a (comme largement  anticipé),  gagné l’élection générale du 24 septembre. Face aux sondages nous notons une forte baisse des votes en faveur du CDU/CSU et des sociaux-démocrates (SPD). Le parti populiste de droite « Alternative pour l’Allemagne »  (AfD) a connu une forte progression.

Aucune majorité parlementaire n’est donc  envisageable sans eux. Angela Merkel sera quant à elle très probablement réélue pour un quatrième mandat.  Les principaux partis ont suggéré qu’il ne formeront pas de coalitions avec l’AfD ou la gauche. Le leader du SPD a déclaré hier que son parti ne participera pas à une nouvelle «Grande Coalition » entre CDU/CSU et le SPD. L’option la plus probable est la « coalition jamaïcaine »  entre le CDU/CSU, FDP (Parti libéral-démocrate) et les verts (étant donné la couleur des partis). Nous pensons donc qu’une formation de gouvernement prendra très probablement  plus de temps que d’habitude. Une telle coalition rendrait probablement aussi les négociations européennes plus compliquées.
 

Avant les élections

Les sondages d’opinions suggéraient une nouvelle victoire du parti de la chancelière Angela Merkel (CDU) et son parti jumeau (CSU). Ils suggéraient en revanche un changement plus profond dans le monde politique allemand.

La coalition actuelle était entre le CDU/CSU et les sociaux-démocrates (SPD). L’opposition était formée des verts et de la gauche, mais les sondages indiquent que deux autres partis pourraient aussi sécuriser des sièges : le Parti libéral-démocrate (FDP), qui n’avait pas réussi à dépasser le minimum  des 5% de votes en 2013 et qui perdit ainsi toute forme de présence au parlement et, le parti populiste de droite « Alternative pour l’Allemagne »  (AfD) qui était proche des 5% en 2013 pour sa première campagne électorale. Notons cependant que la part de la population indécise était estimée à près de 50%, largement au-dessus des moyennes historiques.
 

Une coalition compliquée et, de l’incertitude durant les prochaines semaines

Il est très probable que les négociations de coalition et décisions personnelles prendront plus de temps. En 2013 l’accord CDU/CSU-SPD pris deux mois à  être adopté ; le précèdent en 2005 un peu moins. En 2009, la coalition CDU/CSU-FDP ne pris que trois semaines à être adoptée ; mais ils avaient partagé les rênes du pouvoir plusieurs fois auparavant  pendant les années 1980 et 1990. Etant donné les différences d’opinions sur plusieurs points clés du programme électoral, et de questions internes aux partis, nous pensons qu’une coalition prendra plus de temps que d’habitude, surtout si le CDU/CSU essaie de former un gouvernement « jamaïquain » .
 

Réactions de marchés

Les marchés obligataires allemands n’ont pas beaucoup bougé. Certains écarts de taux de rendements obligataires pour les pays de la périphérie européenne ont légèrement augmenté. Les marchés actions asiatiques sont légèrement en baisse ce matin.