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#Stratégie d'investissement — 17.07.2018

Perspectives mensuelles sur les devises

Guy Ertz

Pour les investisseurs basés en euro, les devises suédoises et norvégiennes sont attractives.

 
Dollar américain

Le dollar américain est légèrement plus faible, ayant débuté le mois de juin à 1,17 par rapport à l'euro et se situant actuellement juste en dessous de 1,18 au début de juillet. Toutefois, la trajectoire du dollar américain n'a pas été linéaire. Le billet vert a commencé sur une note plus faible, certains responsables de la Banque centrale européenne (BCE) ayant souligné leur confiance dans l'économie de la zone euro. Le dollar américain s'est ensuite redressé par rapport à l'euro à 1,156, juste au moment où la BCE est apparue plus conciliante qu’attendu par les investisseurs. Pendant le reste du mois, l'euro s'est redressé vers 1,18, parallèlement à la baisse du risque politique en Europe. Nous maintenons notre opinion selon laquelle le dollar américain devrait se déprécier au cours des 12 prochains mois à mesure que la dynamique économique se stabilise en Europe, que la BCE s'oriente progressivement vers une normalisation de sa politique monétaire et que des facteurs structurels pèsent sur le dollar. De plus, alors qu'au cours des derniers mois, le dollar américain a bénéficié des tensions commerciales plus fortes, les capitaux sortants des marchés émergents recherchant des placements plus sûrs, il est loin d'être certain que les tensions commerciales ne puissent pas être négatives pour le dollar. Nous maintenons notre cible sur l’EUR/USD à 1.19 dans 3 mois et à 1.22 dans 12 mois (value d’un euro).
 

Livre sterling

La livre sterling est restée dans la fourchette des 0,87-0,88 pendant la majeure partie du mois de juin, s'affaiblissant un peu après la publication des données économiques britanniques, mais étant soutenue après les réunions de la Banque centrale européenne et de la Banque d'Angleterre. La procédure de Brexit est passée au premier plan lorsque le négociateur en chef de l'UE et Moody's ont souligné la lenteur des négociations et que le gouvernement britannique a finalisé une proposition de divorce entre l'UE et le Royaume-Uni. Nous pensons que le Royaume-Uni devrait sous-performer les autres économies du G7 en raison de l'incertitude persistante liée au Brexit. Celle-ci, en sus de  notre perspective d’un Brexit « mou » nous a conduit à voir l'EUR/GBP se négocier autour de 0.88 dans 3 mois et dans 12 mois (valeur d’un euro).
 

Dollar australien & Dollar néo-zélandais

En 2017 et 2018, la forte croissance mondiale et la forte demande pour les produits de base produits par l’Australie et la Nouvelle-Zélande ont bénéficié aux deux économies. Etant donné que nous prévoyons que le contexte économique mondial restera solide et que les prix des produits de base demeureront relativement élevés, nous avons mis à jour nos prévisions pour le dollar australien (AUD) et le dollar néo-zélandais (NZD) afin de refléter nos perspectives macroéconomiques positives. En outre, les deux monnaies sont susceptibles d’être supportées par un dollar américain plus faible et par des banques centrales progressivement plus enclines à remonter leurs taux d'intérêts. Nos attentes de taux change se situent désormais à 0.76 dans 3 mois et 0.80 dans 12 mois pour l’AUD/USD (valeur d’un dollar australien) et à respectivement  0.70 et 0.72 dans 3 et 12 mois pour le NZD/USD (valeur d’un dollar néo-zélandais).
 

Couronne suédoise et Couronne norvégienne

Depuis le 1er juin, la couronne norvégienne (NOK) s'est légèrement appréciée (0,9 %) par rapport à l'euro, tandis que le taux de change de la couronne suédoise (SEK) est resté globalement inchangé. En Norvège, la banque centrale a réitéré qu'elle pourrait commencer à relever les taux d'intérêt en septembre. En Suède, deux séries d'événements se sont compensés. D'une part, l'inflation a dépassé l'objectif de 2 % fixé par la Riksbank (banque centrale) et elle a présenté des perspectives positives en ce qui concerne l'inflation, ce qui augmente les chances que les taux d'intérêt soient augmentés plus tard en 2018. D'autre part, le fait que la Suède est une économie ouverte et dépend de la demande extérieure a fait peser les tensions commerciales croissantes sur la SEK. Nous nous attendons à ce que les deux économies nordiques continuent d'afficher de bonnes performances en 2018 et que l'inflation est susceptible de poursuivre sa tendance haussière, nous pensons que les banques centrales des pays nordiques devraient favoriser des hausses de taux. Cela devrait se répercuter sur les monnaies via des rendements obligataires plus élevés et devrait diminuer la prudence des investisseurs à l'égard des deux monnaies. Nous visons l'EUR/NOK à 9,40 dans 3 mois et 9,10 dans 12 mois et prévoyons que l'EUR/SEK atteindra 9,80 dans 3 mois et 9,30 dans 12 mois.