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#Investissements — 07.06.2017

partie 1 : perspectives des marchés

Roger Keller

Ce qui suit constitue la 1re partie de nos anticipations d'évolution des marchés boursiers, laquelle se concentre sur leur directionnalité à un horizon de 12 mois. Dans la 2e partie, nous passons six marchés à la loupe, à savoir les Etats-Unis, la zone euro, le Japon, le Royaume-Uni, la Suisse et les marchés émergents. Dans les deux cas, nous arrivons à la conclusion qu'après une période de consolidation, les marchés devraient reprendre leur marche en avant vers de nouveaux sommets, emmenés par les valeurs cycliques.

La plupart des gains attendus en 2017 ont déjà été engrangés

La conjonction de solides indicateurs avancés composites, d'un ratio historiquement élevé de bonnes surprises économiques et de révisions de résultats à nouveau positives pour la première fois depuis 2011 a dopé les marchés depuis le début de l'année. Nous nous attendions à ce que les marchés progressent au rythme des résultats des sociétés en 2017 dès lors que les valorisations demeurent généralement stables, au mieux, lorsque les taux directeurs sont orientés à la hausse.

Nous continuons de tabler sur une croissance des bénéfices de 10% pour cette année. Or, l'indice MSCI World All Country a déjà progressé de 10%, aidé, il est vrai, par un repli de 5% du dollar US, qui a profité aux composantes de l'indice exprimées dans d'autres devises étant donné qu'il est calculé en dollars. Cela signifie-t-il qu'il ne faut plus rien attendre des marchés actions cette année ? Dans l'immédiat... peut-être.

Si nous anticipons effectivement une période de consolidation dans les mois à venir, nous pensons néanmoins que les marchés devraient repartir de l'avant en fin d'année, soutenus par des perspectives 2018 encourageantes, du moins pour la première partie de l'année. Nous sommes par conséquent neutres à court terme et plus optimistes à moyen terme. 

L'air se raréfie

Les principaux moteurs de performance s'essoufflent : les indicateurs avancés sont à leur maximum, les bonnes surprises économiques se font plus rares et les effets du rebond des prix pétroliers sur les résultats sont moins marqués qu'au premier trimestre.

Et il n'y en a guère pour prendre la relève dès lors que la politique ultra-libérale de Donald Trump prendra du temps à porter ses fruits et pourrait, de surcroît, porter sur un périmètre nettement plus restreint qu'initialement escompté par bon nombre d'investisseurs. Quant à l'inflation, elle demeure trop faible. Ajoutez-y des signes de ralentissement économique en Chine, une situation de surachat, une certaine complaisance et des indicateurs techniques (RSI, MACD,...) en mode alerte et vous comprendrez que les perspectives des prochains mois ne sont pas des plus réjouissantes.

Cela dit, nous nous attendons davantage à une consolidation qu'à une réelle correction (repli supérieur à 10%) étant donné l'abondance de liquidités et la tendance à la hausse au niveau des résultats des sociétés. 

La tendance à moyen terme est à la hausse

Les raisons de notre optimisme à moyen terme sont à chercher du côté des moteurs de croissance avec une consommation, des dépenses d'investissement et des échanges mondiaux en hausse et des politiques fiscales accommodantes. Tous ces éléments participent à la croissance des revenus, qui devrait selon toute vraisemblance atteindre les 10% en 2017 grâce au levier opérationnel, aux rachats d'actions et à un fort effet de base dans les matières premières et la finance. Elle pourrait ensuite ralentir quelque peu en 2018 lorsque le cycle économique atteindra un stade de maturité plus avancé.

Les résultats des sociétés au premier trimestre se sont avérés très solides : +15% aux Etats-Unis et +29% dans la zone euro. Le secteur énergétique y est pour beaucoup, mais son incidence devrait diminuer dans les mois à venir. Qu'à cela ne tienne, bon nombre d'autres éléments contribueront à la croissance des bénéfices en 2018, ce qui ne manquera pas de stimuler les marchés à reprendre leur marche en avant. 

Ce qui suit constitue la 1re partie de nos anticipations d'évolution des marchés boursiers, laquelle se concentre sur leur directionnalité à un horizon de 12 mois. Dans la 2e partie, nous passons six marchés à la loupe, à savoir les Etats-Unis, la zone euro, le Japon, le Royaume-Uni, la Suisse et les marchés émergents. Dans les deux cas, nous arrivons à la conclusion qu'après une période de consolidation, les marchés devraient reprendre leur marche en avant vers de nouveaux sommets, emmenés par les valeurs cycliques.

En conclusion, nous devrions faire face à une période de consolidation avant une nouvelle hausse vers la fin de l'année.