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#Investissements — 11.09.2017

Contexte économique de nos thèmes d’investissement

Guy Ertz

 

Un environnement conjoncturel favorable.

Tous les principaux indicateurs avancés pointent vers une expansion économique généralisée sans pressions inflationnistes qui pourraient contraindre les banques centrales à agir rapidement pour supprimer l’assouplissement monétaire.

Les principaux moteurs de croissance seront les dépenses de consommation, grâce à la baisse du chômage et à la meilleure évolution des salaires, et les dépenses d’investissement, grâce à la bonne orientation de la rentabilité.

Un examen attentif des indicateurs avancés montre que les fondamentaux économiques des pays développés sont plus solides que ceux des pays émergents. Cela apparaît très clairement à l’examen de la confiance des entrepreneurs (PMI) du secteur manufacturier des pays émergents hors Chine, Corée et Taïwan. Cet indicateur a chuté en deçà du seuil critique de 50, qui est censé séparer les périodes d’expansion des périodes de contraction de l’activité.

Aucune des grandes banques centrales n’a besoin de corriger rapidement les politiques existantes, qui sous-tendent la longévité du cycle économique actuel.

Commencer à prendre des bénéfices sur les obligations d'entreprises à haut rendement

Les obligations dentreprises à haut rendement ont enregistré de très bons résultats ces dernières années. L’amélioration des données économiques et des bilans d’entreprises, soutenue par des rendements très faibles, a stimulé la demande pour ces obligations. Cela a également entraîné une forte baisse de la prime de risque des obligations d’entreprises (mesurée par la différence de rendement entre les obligations d’État et d’entreprises).

Nous approchons de la fin du cycle du crédit dès lors que les entreprises commencent à augmenter leur dette par rapport à leurs bénéfices. La hausse prévue des rendements obligataires incite à plus de prudence, en particulier aux États-Unis.

Les investisseurs qui ont accumulé des positions importantes sur les obligations à haut rendement devraient commencer à réduire leurs expositions, surtout au niveau du haut rendement américain. Il existe des opportunités intéressantes en actions et en Newcits alternatifs.

Actions : Toujours la classe d’actifs de choix

Qu'est-ce qui met généralement fin à un marché haussier ? Une récession (8 fois sur 10 depuis 1926) ou des valorisations extrêmes (2 fois : la crise des missiles de Cuba en 1962 et le krach éclair de 1987).

Aujourd'hui, nous ne prévoyons pas de récession dans un avenir proche. Les valorisations sont certes élevées, mais sont justifiées par les faibles taux/rendements. Les fondamentaux suggèrent une poursuite d’une tendance principalement haussière sur les 6 à 12 prochains mois. Le contexte géopolitique constitue pour sa part, le risque principal dans les mois à venir.

Nous restons optimistes à moyen terme. Les perspectives sur 12 mois sont prometteuses, sur fond de prévisions de croissance des bénéfices d’environ 7 à 10%. En outre, au fil du temps, les valorisations continueront de se tendre, les investisseurs ayant été longtemps prudents finissant par jeter l’éponge. Nous continuons de préférer les marchés pro-cycliques, c'est-à-dire la zone euro et le Japon.

Nous apprécions la zone euro. Elle dispose d’un potentiel de rattrapage en termes de bénéfices, qui se concrétise finalement, et bénéficie également de rachats d’actions, d’une activité de fusions-acquisitions et d’un retour des capitaux étrangers. Les valorisations sont intéressantes, notamment grâce à des rendements de dividendes moyens de 3%

Nous apprécions le Japon. Ses fondamentaux sont solides (la demande intérieure  tire la croissance et la déflation est enfin derrière nous). Il bénéficie de la meilleure tendance en matière de révisions des bénéfices parmi les principaux pays. C’est le marché qui bénéficie d’une hausse des rendements obligataires américains. La dépréciation attendue du Yen devrait lui être favorable. Enfin, les valorisations sont intéressantes.

De la valeur dans l’investissement « value »

Tous les facteurs sont en place pour une surperformance…

Nous anticipons une hausse des rendements obligataires. C’est un prérequis pour que les valeurs décotées enregistrent une surperformance. La corrélation est serrée, puisque ces deux tendances dépendent d’une amélioration de la conjoncture économique, qui constitue notre scénario de base pour 2018.

 … et les valorisations sont favorables

Sur la base du ratio cours/valeur comptable, les valeurs décotées se négocient avec une décote de 55% par rapport aux valeurs de croissance, contre une décote moyenne à long terme de 48%. Les valeurs décotées généreront une croissance des bénéfices par action plus rapide, puisqu’elles sont plus sensibles à l’économie, ce qui soutiendra leurs PER. Leur rendement du dividende est beaucoup plus élevé que celui des valeurs de croissance.

Rester raisonnable quant au potentiel de surperformance

Nous anticipons une augmentation limitée des rendements obligataires. Le potentiel de surperformance sera donc restreint. Il est néanmoins présent et devrait encore s’affirmer lorsque l’aversion pour le risque des investisseurs s’atténuera face à des données macroéconomiques constamment positives.

Des opportunités dans les OPCVM alternatifs

Les rendements des obligations d'État et les spreads de crédit demeurent faibles, et dans certains cas, proches de leurs plus bas niveaux historiques. C’est problématique pour les investisseurs, puisque cela laisse supposer des rendements attendus très faibles pour les obligations.

Nous voyons des opportunités au niveau des « fonds OPCVM alternatifs », principalement dans les stratégies « Event Driven », « Long-Short Equity » et « Macro », qui offrent un rapport risque-rendement intéressant tout en limitant la sensibilité à une hausse des taux d’intérêt (également appelée « duration »).

Les niveaux de volatilité sont très faibles et devraient augmenter. Cela devrait favoriser les stratégies d’OPCVM.

Potentiel de hausse du dollar au cours des prochains mois

La faiblesse du dollar a constitué un thème clé ces dernières semaines. Compte tenu des élections de mi-mandat qui se tiendront en novembre l’année prochaine, le parti républicain devrait se regrouper autour du président pour prendre des mesures politiques (fiscales et de déréglementation) au cours des prochaines semaines afin d’assurer un bilan économique positif d’ici le printemps de l’année prochaine.

Sur la base de cette hypothèse, nous pensons que les marchés sous-estiment ce que fera la Fed en matière de normalisation de sa politique, alors que l’inverse est vrai pour les perspectives concernant la BCE. Le différentiel de taux dintérêt devrait commencer à favoriser à nouveau le dollar. Cela soutient l’opinion selon laquelle le billet vert devrait opérer une remontée graduelle.

Les facteurs techniques suggèrent que l’euro pourrait retomber sur sa moyenne mobile sur 50 jours, à environ 1,15, au cours des prochaines semaines.

Notre niveau cible est de 1,13 sur 3 mois et de 1,10 sur 12 mois.