BNP Paribas utilise des cookies sur ce site internet. En poursuivant la navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation de ces cookies. Vous pouvez consulter notre Politique Cookies pour de plus amples informations et pour savoir comment les bloquer sur votre ordinateur. Le fait d’empêcher le dépôt de cookie sur votre terminal peut induire une expérience réduite des fonctionnalités de ce site.

#Stratégie d'investissement — 11.01.2017

Opter pour les entreprises disposant d’un levier opérationnel élevé

Guillaume Duchesnes

Portées par l’amélioration du contexte économique, les entreprises dotées d’un fort levier opérationnel devraient être en mesure d’accroître leur rentabilité. Une hausse du chiffre d’affaires entraînera une hausse des marges bénéficiaires – et donc une hausse des résultats. Nous recommandons de réaliser une sélection de titres, fondée sur ce critère quantitatif.

file

Une approche « bottom-up »
 

Contrairement à nos autres thèmes d’investissement, celui-ci fait l’objet d’une approche « bottom-up » et s’appuie sur une sélection de titres opérée en fonction d’un critère purement quantitatif : le levier opérationnel. Ce concept financier revêt une importance cruciale pour la rentabilité d’une entreprise. Il exprime la sensibilité du résultat opérationnel d’une entreprise à une variation de son chiffre d’affaires. Une entreprise affiche un levier opérationnel élevé lorsque son résultat opérationnel subit une forte variation pour tout changement de chiffre d’affaires. À l’inverse, elle présente un faible levier opérationnel lorsque son résultat opérationnel est peu affecté par la fluctuation de son chiffre d’affaires.

La structure des coûts est décisive dans ce cadre. En effet, une entreprise affichant des coûts fixes élevés bénéficie d’un levier opérationnel élevé : une hausse de son chiffre d’affaires réduira le poids des coûts fixes sur sa marge bénéficiaire qui sera plus élevée que celle d’une entreprise affichant des coûts variables élevés. En revanche, un levier opérationnel élevé pourra nuire aux bénéfices d’une entreprise en cas de baisse de son chiffre d’affaires.
 

Un contexte économique porteur

Au cours des dernières années, les entreprises américaines et européennes ont vu leur chiffre d’affaires décélérer dans un contexte de faible croissance et de faible inflation. Leur activité a même reculé ces derniers trimestres. En 2017, les entreprises seront susceptibles de s’affranchir de cette tendance défavorable dans la mesure où la relance devrait avoir des effets positifs dans les économies développées. Dans ce contexte macroéconomique, les entreprises bénéficieront d’une hausse de la demande, tandis que les revenus rebondiront – tendance qui profitera avant tout aux entreprises à fort levier opérationnel.

Ces entreprises sont présentes dans tous les secteurs, mais certaines d’entre elles affichent un levier opérationnel structurellement élevé. L’industrie, les équipementiers télécoms, les matériaux, les services aux collectivités et l’énergie sont des secteurs qui présentent des coûts fixes importants. 

Nous recommandons une sélection de titres, principalement sur les marchés développés.

Les bénéfices ont jusqu’à présent été faibles, particulièrement en Europe. Le redressement des marchés actions européens des planchers atteints en 2009 a été principalement porté par la hausse des valorisations, et non l’amélioration de l’activité. Les marges bénéficiaires s’inscrivent par ailleurs à des plus bas historiques.

Dans ce contexte, les secteurs affichant un levier opérationnel élevé tireront parti de toute hausse de l’activité en Europe.

Nous privilégions les titres dotés d’une recommandation ACHETER ou CONSERVER (rating BNP Paribas Wealth Management).

 

Risques pesant sur notre hypothèse centrale

L’activité en berne au sein des économies développées est susceptible d’avoir une incidence négative sur ce thème. Tout revirement de tendance dans notre scénario macroéconomique pour 2017 serait défavorable.

L’apparition d’une nouvelle spirale déflationniste ou d’une récession se révélerait particulièrement néfaste pour les entreprises à fort levier opérationnel.