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#Entrepreneurs — 22.02.2017

Allocation du patrimoine : et si tout était à refaire ?

Les entrepreneurs « Elite » diversifient les classes d'actifs quand il s'agit d'investir leur patrimoine. Mais s'y prendraient-ils différemment s'ils devaient tout vendre aujourd'hui et tout réallouer ?

Si la diversification des actifs est un moyen privilégié par les entrepreneurs pour se protéger des faillites éventuelles, elle constitue une ligne de conduite difficile à suivre dans les premières années.

Avant de pouvoir se tourner vers des investissements de long terme plus sûrs et sans rapport avec leurs activités quotidiennes, les entrepreneurs sont dans un premier temps généralement contraints de consacrer l'essentiel de leur patrimoine à leur entreprise.

« Se diversifier est loin d'être évident. »

Sramana Mitra

Directrice générale et fondatrice de One Million by One Million

« Si vous avez une petite entreprise qui accapare l'essentiel de votre valeur nette, vous pourrez avoir du mal à vous diversifier sans céder votre affaire », confie Sramana Mitra, directrice générale et fondatrice de la société californienne One Million by One Million (1M/1M), un incubateur et accélérateur virtuel.

« Imaginons que vous dirigiez une entreprise dont la valeur nette est comprise entre 5 et 10 millions de dollars. Se diversifier et vendre des parts à des tiers est loin d'être évident. Une  stratégie intéressante consiste à utiliser vos dividendes pour investir dans des secteurs peu risqués. En revanche, les réinvestir systématiquement dans le seul développement de votre entreprise ne sera pas forcément payant. »

Dans son rapport « Entrepreneurs 2017 », BNP Paribas Wealth Management a demandé aux 2 650 entrepreneurs « Elite » interrogés ce qu'ils feraient en cas de rentrée de liquidités consécutive à la vente de leur entreprise.

A l'image de ce que l'on constate sur la répartition des actifs disponibles, les réponses diffèrent quelque peu selon les catégories d'entrepreneurs, regroupés par âge et patrimoine net pour les besoins de l'étude. Les réponses de trois groupes d'entrepreneurs – les Ultrapreneurs (dont le patrimoine est supérieur à 25 millions de dollars), les Serialpreneurs (qui détiennent ou ont créé au moins 4 entreprises en activité) et les Millennipreneurs (nés entre 1980 et 2000) – ont également été analysées.

 

Position défensive

Les entrepreneurs « Elite » dont le patrimoine net est le plus faible et ceux de la tranche d'âge supérieure sont les deux catégories les plus réticentes face aux investissements en liquidités et en private equity.

Les entrepreneurs les plus âgés privilégieraient les investissements traditionnels, essentiellement l'immobilier (14 % contre une moyenne de 10 %), les obligations (16 % contre 13 %) et les hedge funds (15 % contre 13 %). Ils se tourneraient moins vers la philanthropie, les investissements de business angel et les investissements socialement responsables.

Les actifs obligataires suscitent le même attrait d'une catégorie à l'autre, seuls les Serialpreneurs se situant nettement sous la moyenne (à 10 %). La part qu'ils consacreraient à des investissements dans de nouvelles entreprises et en actions ne s'écarte pas de la moyenne de plus de 1 point de pourcentage.

Globalement, les entrepreneurs « Elite » sondés déclarent qu'ils dépenseraient 7 % de cette rentrée de cash consécutive à la vente de leur business ; une proportion qui monte à 9 % chez les Serialpreneurs.

« Après la vente d'une entreprise, relève le rapport, l'instinct de l'entrepreneur est plutôt d'opter pour une position défensive. »