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#Entrepreneurs — 07.04.2017

Classe moyenne, potentiel maximum

Si les Ultrapreneurs se montrent prudents à l’heure de s’implanter à l’étranger, les marchés vers lesquels ils se tournent sont ceux qui présentent un fort potentiel de débouchés auprès de la classe moyenne.

Selon une étude d’Euromonitor International, les débouchés commerciaux au sein de la classe moyenne sont plus élevés dans les pays développés, même si la croissance y est moins rapide qu’ailleurs. Les entrepreneurs « Élite » les plus prospères ont donc probablement raison de ne pas chercher à étendre leurs activités sur des marchés plus risqués.

D’après Euromonitor, les États-Unis et le Japon, suivis des trois pays européens les plus riches, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France, sont ceux qui offrent les meilleures perspectives aux entreprises ciblant la classe moyenne.

« Bien que les pays émergents et en développement soient ceux où la classe moyenne croît le plus rapidement, les pays développés restent ceux où elle est la plus solide. Les classes moyennes de ces pays présentent en effet un revenu disponible supérieur et une plus grande homogénéité en matière de revenus, de goûts et de besoins », peut-on lire dans un article publié en avril dernier sur le site d’Euromonitor.

Le bureau d’études définit la classe moyenne comme les ménages gagnant entre 75 et 125 % du revenu médian. Il considère en outre que ce revenu doit être égal ou supérieur à 45 000 dollars pour qu’un pays soit considéré comme attractif.

En enquêtant auprès de 538 « Ultrapreneurs » pour son rapport 2017 sur les entrepreneurs dans le monde, BNP Paribas Wealth Management a découvert que ces chefs d’entreprise disposant d’un patrimoine disponible de plus de 25 millions de dollars considéraient les États-Unis comme le pays offrant les meilleures opportunités pour monter ou diriger une entreprise. Dans les résultats de l’enquête, les États-Unis étaient suivis par l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, le Japon, Hong Kong, la Suisse, l’Australie et Singapour. Cette liste comprend tous les pays cités par Euromonitor.

L’entrepreneur américain Kamran Elahian suit la même logique pour choisir les sociétés dans lesquelles il investit. Il préside Global Catalyst Partners, une société de capital-risque axée sur les technologies qu’il a cofondée en 1999 et qui investit aux États-Unis, au Japon, en Chine, en Inde, en Israël et à Singapour.

« En 1999, les États-Unis, le Japon et la Chine étaient les trois plus grands marchés et l’Inde s’apprêtait à les rejoindre dans les cinq ans », explique cet homme de 62 ans qui, avant de se lancer dans le capital-risque, avait déjà fondé dix entreprises totalisant une capitalisation boursière de 8 milliards de dollars.

« Lorsque vous investissez dans des entreprises et que vous les aidez à gagner une grande part de ces marchés importants et en pleine expansion, vous pouvez générer un très bon TRI (taux de rentabilité interne) », confie-t-il avant d’ajouter qu’Israël « est un pays qui, malgré sa petite taille, a donné naissance à un grand nombre de sociétés de haute technologie prospères ».

Mais toutes les données ne laissent pas entendre que les Ultrapreneurs devraient se désintéresser totalement des pays moins développés. D’après les estimations du Fonds monétaire international, les marchés émergents généraient environ 36 % du PIB mondial et contribuaient à 43 % de sa croissance dans les années 1980. Au cours des dix dernières années, ces chiffres ont respectivement atteint 56 % et 79 %.

79%

C'est la contribution des pays émergents à la croissance du PIB mondial au cours des dix dernières années

« Les méthodes de sélection de marchés internationaux des petites entreprises sont généralement moins structurées », indique une étude universitaire italienne publiée en 2014.

« Cette décision stratégique est purement influencée par les objectifs personnels du chef d’entreprise et par des facteurs tels que la stabilité de la firme, les contraintes en matière de ressources et la résistance au changement. L’intuition est le principal mécanisme exploité en complément de l’analyse rationnelle et, pour celui qui prend les décisions concernant l’implantation dans un pays étranger, la meilleure stratégie est celle que lui dicte son instinct. »