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#ISR — 26.10.2018

Impact social : conversation avec Anne-Marie Gabelica

Fondatrice d’oOlution, société spécialisée dans les produits cosmétiques bios.

« Nous, chefs d’entreprise, devons être des citoyens du monde. Au 21ème siècle, avoir un impact social positif devrait être la règle dans toutes les activités commerciales. »

Anne-Marie Gabelica

Anne-Marie Gabelica a travaillé 7 ans pour une marque de cosmétiques internationale avant de décider qu’il était temps, pour elle, de suivre son instinct. Elle savait que les consommateurs étaient de plus en plus à la recherche de produits cosmétiques naturels de grande qualité. Elle a pourtant toujours été gênée par la manière dont l'industrie commercialise ces produits, en particulier la tendance consistant à s’appuyer sur 1 ou 2 actifs star censés répondre aux besoins de toutes les peaux.

Grâce à sa formation en biochimie, elle était convaincue qu’elle pouvait proposer de meilleurs produits aux consommateurs qui se soucient de leur santé et ne veulent pas faire de concession en termes de qualité. En avril 2010, elle a donc créé sa propre marque – oOlution – dont les ingrédients sont garantis 100 % d’origine naturelle.

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Mme Gabelica est convaincue que la réussite de sa marque est en partie due à un objectif clair et original : « Nous sommes des puristes. Cela n’a pas évolué depuis la création de l’entreprise, il y a 7 ans. Nos soins contiennent des actifs bios issus de plus de 65 plantes pour offrir la solution la plus complète, efficace et pertinente à chaque peau. La sécurité et la qualité ont toujours guidé nos décisions. »

Mme Gabelica explique que chacune de ses décisions revêt une dimension éthique forte, en plus de répondre à une demande à laquelle l’industrie des cosmétiques ne répond pas. « J’ai également eu le sentiment qu’il était de ma responsabilité d'agir. Je voulais créer quelque chose qui serait conforme aux valeurs qui sont les miennes. »

Pour Mme Gabelica, l’impact social a été une importante source de motivation. Dans la pratique, cela signifie apprendre aux clients qu’ils peuvent faire le choix de produits plus sains. Cela implique également d'éviter les ingrédients dont on sait qu’ils sont néfastes pour l’environnement. « L’industrie des cosmétiques est responsable d’environ 20 % de la consommation mondiale d’huile de palme et chacun sait que cela contribue donc à la déforestation en Asie du Sud-Est. Cela a des conséquences dévastatrices. »

Elle ajoute : « Nous restons fidèles à la vision qui était la nôtre lors de la création de l’entreprise. oOlution a récemment été récompensée par le ministère de l’Écologie puisque l’entreprise est la première marque de produits cosmétiques à ne pas utiliser d’huile de palme. »

Elle a toutefois appris à trouver un équilibre entre des convictions profondes et le pragmatisme de l'approche à adopter. « Quand j'ai créé mon entreprise, au départ, je voulais lancer une gamme de produits biodégradables. Après de longues recherches et des discussions avec plusieurs centres de biotechnologies, j'ai dû me rendre à l’évidence que la science n'était pas prête. Pendant un certain temps, j'ai été dure envers moi-même puis j'ai compris que je devais donner vie à mon rêve sinon la marque ne pourrait pas véritablement prendre son essor. C'est une des premières leçons que j'ai tirées de mon aventure. »

N'a-t-elle pas eu peur de se lancer après avoir connu la sécurité offerte par un emploi salarié ? Elle rit : « Non, ça s’est fait naturellement ! Je suis issue d'une famille de chefs d’entreprise, donc j'ai toujours su, au fond de moi, qu’un jour, je me lancerais et je regagnerais mon indépendance. »

Elle poursuit : « Je n'ai pas créé oOlution pour devenir riche. Nous, chefs d’entreprise, devons être des citoyens du monde. Au 21ème siècle, avoir un impact social positif devrait être la règle dans toutes les activités commerciales. »

L’article ci-dessus est un extrait du BNP Paribas Global Entrepreneur Report 2018.
 

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Source de la photo : https://www.oolution.com/