BNP Paribas utilise des cookies sur ce site internet. En poursuivant la navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation de ces cookies. Vous pouvez consulter notre Politique Cookies pour de plus amples informations et pour savoir comment les bloquer sur votre ordinateur. Le fait d’empêcher le dépôt de cookie sur votre terminal peut induire une expérience réduite des fonctionnalités de ce site.

#Stratégie d'investissement — 15.02.2016

Pourquoi restons-nous positifs sur les actifs risqués?

Roger Keller

Janvier 2016 sanctionne le pire début d'année jamais enregistré mais les craintes nous semblent exagérées.

L’indice MSCI AC World a perdu 20% depuis le mois de mai 2015. La chute du cours du brut et des peurs d’atterrissage brutal de l’économie chinoise ont d’abord alimenté la baisse. Récemment, les investisseurs ont commencé à évoquer un risque de récession aux Etats-Unis et de grosses peurs sur le secteur bancaire. Les fondamentaux restent bien meilleurs que le sentiment dominant ne le pense en ce moment. En conséquence, nous restons positifs sur les actifs risqués.

Les craintes nous semblent amplement exagérées.

La problématique pour le pétrole n’est pas une problématique d’insuffisance de demande mais d’excès d’offre.

La transformation de l’économie chinoise engendre des signaux très contradictoires. Dans l’ensemble, les perspectives les plus probables sont d’un atterrissage en douceur. Les autorités ont encore beaucoup de marges de manœuvre pour soutenir la conjoncture, entre autres du côté fiscal et du côté des réformes.

L’économie américaine est sur la voie d’une poursuite de la croissance, plus modérée il est vrai. Les craintes de récession nous semblent totalement incompatibles avec l’évolution des heures travaillées, des salaires horaires, le retour au-dessus de 50 de la composante nouvelles commandes dans le sondage manufacturier de l’institut ISM, le retournement à la hausse du ratio nouvelles commandes moins inventaires…

Le secteur bancaire souffre effectivement de certains maux (prêts au secteur pétrolier, créances douteuses en Italie…) mais sa valorisation boursière reflète des craintes exagérées, entre autres parce que le secteur est mieux capitalisé et la réglementation a été fortement renforcée.

Au-delà du stress à court terme, les fondamentaux pointent vers une remontée des cours d’ici la fin de l’année.

Dans nos précédentes communications, nous avions évoqué divers indicateurs techniques et de sentiment qui lançaient des signaux d’achat. D’autres par contre n’avaient pas encore atteint ce stade. Nous pensons en particulier aux indicateurs de capitulation et de pic de volatilité. Il semble que nous nous acheminions rapidement vers ce stade.

A court terme, il semble difficile de déceler quel facteur pourrait amorcer un changement de direction. Cependant, à tout moment des mesures pour contrer le négativisme des marchés pourraient être annoncées. Cela pourrait provenir du secteur pétrolier, des autorités chinoises ou nippones, d’autres pays ou bien au cours du G20 qui se tient les 26 et 27 février prochains.

En tous cas, notre analyse des fondamentaux milite pour une croissance mondiale modérée, tirée par la demande domestique dans les pays développés. Cela devrait déboucher sur une progression à un chiffre des bénéfices en 2016. Compte tenu des valorisations qui ne constituent aucunement une contrainte, les actions recèlent un bon potentiel de récupération.

Nous maintenons une nette préférence pour les marchés de la zone euro et la bourse japonaise, devant celle des Etats-Unis, qui est plus en avance dans le cycle.

Pour plus d'informations sur notre stratégie du marché, téléchargez notre application "Voice of Wealth" sur l'App Store.