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TRANSCRIPTION TEXTUELLE

Hiba Mouallem :

Bonjour et bienvenue dans ce podcast hebdomadaire de BNP Paribas Wealth Management. Je suis Hiba Mouallem, Investment Strategist, et je suis aujourd'hui accompagnée par Alain Gérard, Senior Investment Advisor, avec qui nous discuterons du secteur bancaire européen en particulier et ses perspectives pour 2026.

Bonjour Alain.

Alain Gérard:

Bonjour Hiba.

Hiba Mouallem :

Alors, pour commencer, peut-être pouvons-nous avoir une vue d'ensemble sur les marchés. En effet, nous remarquons une volatilité importante dans les marchés mondiaux actuellement. Quels sont les principaux facteurs qui expliquent cette volatilité en ce début d'année, et quels sont les secteurs qui pourraient offrir une relative stabilité face à cette tension géopolitique actuelle ?

Alain Gérard :

Bien oui, le marché européen et américain sont forts volatils en ce début d'année, reflétant un contexte toujours marqué par des tensions géopolitiques commerciales et par des doutes que suscitent des ingénies artificielles quant aux énormes d'investissement qui sont déployées et à leur rentabilité future. D'ailleurs, le marché américain montre quelque peu volatil les investisseurs ont un peu délaissé le marché pour aller davantage vers d'autres marchés, notamment en Europe. Et donc dans ce climat perturbé nous pensons qu'il peut être utile de se tourner vers d'assez grands marchés à priver plus à l'abri de ces remous, comme le industriel qui sont soumis à des politiques budgétaires expansionnistes de part et d'autre de l'Atlantique, ou encore le secteur bancaire qui ne sont en renouveau de croissance et profitant de la belle reprise économique.

Hiba Mouallem :

Donc peut-être parlons un peu plus en détail du secteur bancaire européen. Quelle a été l'évolution de ce secteur dans les dernières années et quels éléments clés expliquent son renforcement récent ?

Alain Gérard :

Bien oui, après 15 années de vachement de 2007 à 2022, le banque européen est devenu très bon marché début 2023. Depuis la reprise économique a fourni un cadre beaucoup plus favorable au secteur, ainsi que la remontée de ton intérêt et la profitation de la courbe des rendements. La banque européenne en particulier apparaît aujourd'hui comme plus solide que jamais. Nous avons déjà remarqué ces changements et le secteur fait même partie d'un segment de marché préféré en 2025. Et ce, justifie que leurs cours ont progressé en moyenne de 67% en 2025, similaire à tous les autres secteurs européens ou américains. Et ces derniers trimestres, les bénéfices des banques se sont d’ailleurs avérés meilleurs que prévu, avec un attrait supplémentaire leur faible exposition aux tarifs imposées par les administrations américaines.

Hiba Mouallem :

Et quelles opportunités peut-on actuellement voir pour ce secteur ?

Alain Gérard :

Bien la reprise économique, bien évidemment, soutient le secteur alors que les régulateurs, des deux côtés de l'Atlantique, deviennent en fait moins contraignants. De nouvelles opportunités de prêts aussi apparaître, avec ce qui s'appelle la « Saving Investment Union », donc une initiative européenne pour mieux orienter l’épargne vers des investissements productifs. Également la Capital Market Union, une meilleure intégration financière en Europe par la création de marchés unique des capitaux au sein de l'Union européenne et bien sûr les grands plans d’infrastructures de l'Europe européenne qu'il faudra bien financer. En outre, des gains significatives déficiences sont attendues avec l'intelligence artificielle.

Hiba Mouallem :

Et donc on a parlé des opportunités qui attendent, qui sont, qui attendent ce secteur. Quels sont, selon, les risques auxquels le secteur est confronté ?

Alain Gérard :

Le principal  risque de toujours évidemment un ralentissement économique important qui augmenterait le niveau des renouvellement pré bancaires et ralentirait les activités de trading et de banques d'investissement qui ont en fait le vent en poupes en ce moment  de part et d'autre de l'Atlantique. La probabilité d'un tel événement est toutefois faible vu l'importance du soutien actuel de politique monétaire et budgétaire des deux côtés de l'Atlantique. Un autre risque, c'est un niveau de concurrence élevé et exacerbé en particulier de la part d'acteurs relativement moins régulés, plus jeunes, qui n'ont pas hérité de la lourde structure de coût que certaines institutions financières doivent supporter. En somme, d'ailleurs en bourse, certains investisseurs craignent des pertes de part de marché une baisse de la rentabilité des banques traditionnelles au profit de start-up qui utilisent l'intelligence artificielle. En effet, il y a des détecteurs beaucoup plus rapidement des inefficience et opportunités de marché. Nous pensons que dans certains segments financiers, pourra oui y avoir une perte de revenus d'avantage de concurrence, mais cette pression potentielle sur la marge devrait être bien moins impactante pour le secteur bancaire que les énormes gains de productivité attendus avec l'IA de manière générale pour tout le secteur bancaire. Donc c'est vraiment un secteur qui devrait beaucoup être déporté par l'IA, nous pensons.

Hiba Mouallem :

D'accord. Et nous avons bien discuté en détail du secteur bancaire européen. Qu’en est-il du secteur bancaire américain ?

Alain Gérard :

De manière générale, il est plus cher, peut-être plus avancé aussi dans ses gains de productivité dans son adoption de l'IA, et aussi mieux exposé à la prise d'activités dans l'investissement, dont je parlais juste avant. D'ailleurs, lors de la publication le 15 janvier dernier, d'excellents résultats des grandes banques, que sont Goldman Sachs, Morgan Stanley, ont affirmé que cette activité avait le vent en poupes. À noter que les résultats des autres grandes banques US étaient moins impressionnants alors que des doutes subsistent quant à la santé du consommateur aux États-Unis. En outre, le président américain a récemment annoncé vouloir fixer un plafond fort bas de lors des 10% sur les intérêts liés aux cartes de crédit. Ceci ferait évidemment pression sur les revenus des banques américaines et posent question quant à la régulation bancaire attendue, dont je parlais un peu avant. Si nous estimons que le potentiel haussier des banques américaines est plus limité que pour les banques européennes.

Hiba Mouallem :

Je vois. Et donc finalement, quelles sont vos perspectives pour l'année à venir sur ce secteur-là?

Alain Gérard :

Nous pensons qu'il faut rester bien exposé sur le secteur, mais aujourd'hui sans doute avec une plus grande sélectivité surtout après la performance récente. Il faut chercher les banques qui sont en retard sur le rallye boursier ou celles qui sont positionnées sur des segments de croissance. Ceci dit, des très bons résultats financiers publiés par les banques pour le dernier trimestre de 2025, ont largement conforté nos vues positives sur le secteur. Pour 2026, nous estimons un potentiel d'appréciation du secteur bancaire européen à 15% en moyenne, avec en plus un rendement moyen du dividende de l'ordre de 4,5%. Un ratio cours bénéfices de 12 fois dès lors nous semble plus adéquat qu'au niveau actuel de 10,6. Les banques européennes ont des bilans très solides, leur profitabilité ne cesse de s'améliorer. Le ratio ROTI moyen, donc Return On Time Invested , est un indicateur de profitabilité très utilisé par les banques et d'ailleurs maintenant plus élevé que celui des banques américaines. Les attentes de croissance de profits sont de l'ordre de plus 11% en 2026 et 2027, ce qui est vraiment pas mal.

Hiba Mouallem :

Merci Alain. Donc nous pouvons que mentionner que le secteur bancaire européen reste un secteur avec un potentiel de hausse assez important. Merci pour votre écoute. Si vous avez apprécié ce podcast, merci de liker, partager et vous abonner à notre chaîne. Pour plus d'informations, rendez-vous sur notre site BNP Paribas Wealth Management. À bientôt.

Alain Gérard :

À bientôt.

Transcription Podcast - Focus marchés: Banques européennes : un potentiel toujours intact