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Transcription Podcast

Jeremy Fasquelle :

Bonjour à tous, et bienvenue dans ce podcast hebdomadaire de BNP Paribas Wealth Management. L'accord entre les États-Unis et l'Iran ainsi que la réouverture du Détroit d’Ormuz ont provoqué une forte baisse des prix du pétrole. Quelles conséquences sur les marchés financiers ? Avec nous pour en parler notre Global Chief Investment Officer, Edmund Shing.

Bonjour Edmund.

Edmund Shing :

Bonjour Jeremy

Jeremy Fasquelle :

Alors Edmund après avoir grimpé de 70 à près de 120 dollars en mai, les prix du pétrole sont récemment retombés autour des 70 dollars. Un aller-retour. Quel impact durable cette baisse aura au niveau macroéconomique ?

Edmund Shing :

Pour le taux d'inflation, tout d'abord c'est une bonne chose parce que on a évidemment un effet sur l'inflation un impact à court terme, mais si bien sûr avec les prix des énergies qui rebaissent, qui redescendent, ça va limiter l'impact inflationniste dans le temps. Donc je pense que l'impact cette hausse des prix d'énergie sur l'inflation va disparaître avant la fin de l'année au moins en Europe et aux États-Unis. C'est une très bonne chose. Pourquoi ? Parce que ça va ne pas obliger les banques centrales à réagir à cette hausse d'inflation parce qu'ils peuvent maintenant se dire que c'est une hausse temporaire qui va disparaître en quelques mois et donc c'est pas la peine de remonter le taux d'intérêt pour faire face à cette inflation. Une très bonne chose pour l'économie. Pourquoi ? Parce qu'en fait le taux de croissance va rester plus élevé partout dans le monde, mais surtout dans les régions qui sont plus importatrices d'énergies notamment en Asie et notamment en Europe. Donc c'est plutôt une bonne chose surtout en Europe et surtout en Asie avec un taux de croissance prévu ainsi, ça va aussi avoir un impact sur les marchés obligataires parce que les taux long terme peuvent rester un peu plus stables qu'ils ne le sont aujourd'hui. Et enfin pour les marchés actions, une très bonne chose, ça va permettre aux marchés actions de continuer de monter en ligne avec la tendance positive dans les prévisions de bénéfices net par action.

Jeremy Fasquelle :

Si on revient sur les banques centrales. Il y a eu récemment une hausse des taux directeurs de la BCE. Est-ce que vous anticipez d'ici la fin de l'année une hausse des taux de la Fed ?

Edmund Shing :

Bon vu le fait que nous pensons que cet impact inflationniste des prix d'énergie va être temporaire, je pense que les banques centrales ne vont pas aller trop loin avec ces augmentations de taux. Donc je pense déjà pour le BCE on a déjà passé le 2,25 pour le taux de repos. Je pense qu'on va rester sur le 2,25 parce que en fait le taux d'inflation en Europe commence déjà à descendre. Donc ça va être plus confortable dans les mois qui viennent pour le BCE. États-Unis, c'est plus compliqué parce qu'on vient de voir le changement du président de la Fed, c'est le nouveau président, c'est maintenant Kevin Warsh. On a des questions autour de la politique monétaire de Kevin Warsh en tant que président de la Fed.

Par exemple, il croit plus que dans un fait désinflationniste à long terme en provenance de l'IA. Donc normalement si c'est le cas, moins de raisons pour les banques centrales, pour surtout pour la Fed, de monter les taux progressivement dans les mois et des années à venir parce que si on a un impact désinflationniste, doit limiter le taux d'inflation aux États-Unis à terme et surtout sur les augmentations de salaires qui restent quand même un composant d'inflation très important. Donc nous prévoyons quand même une hausse de taux le mois de décembre par la Fed pour augmenter le taux direct à 4% mais pas un cycle des hausses de taux qui suivra après. Donc je pense qu'on va rester à 4% en 2027 et ça c'est très important parce que sinon si on continue de monter le taux, ça va effectivement faire baisser le taux de croissance de l'États-Unis et ensuite ça représentera un vent contraire pour les marchés actions également.

Jeremy Fasquelle :

Un vent contraire pour les marchés actions qui pourra aboutir sous une recession potentiellement.

Edmund Shing :

Exactement c'est toujours le grand risque que la réserve fédérale commence un cycle d'hausse de taux qui continue pendant des mois ou des années et qui effectivement impact énormément la croissance et du coup aussi la tendance haussière dans les bénéfices net des actions des actions

Jeremy Fasquelle :

La tendance actuelle des marchés actions vous l'avez évoqué dans votre papier récemment elle dure désormais depuis 45 mois ce qui quand même pas ce qui n'est pas rien et les marchés actions affichent une progression depuis le début de l'année de 10%. Est-ce que cette performance repose essentiellement sur le mouvement qu'on a vu sur les grandes capitalisations américaines ou est-ce que c'est autre chose ?

Edmund Shing :

Non ce n’est pas forcément ça parce que si on regarde la performance par exemple des sept magnifiques les grandes tech États-Unis qui ces derniers dix ans étaient vraiment le moteur de la surperformance de l'indice S&P 500 aux États-Unis depuis le mois de novembre dernier. Ces sept sociétés commencent à surperformer leur indice pour la première fois depuis très longtemps. Donc effectivement depuis le 1er novembre les sept magnifiques ils ont quand même fait -6% au moment que l'indice S&P 500 a fait +9% donc delta de 15% qui est quand même considérable en plus si on regarde les segments qui sont moins exposés à la technologie États-Unis c'est-à-dire les petits capi l'indice S&P 600 small cap a quand même monté de 22% depuis le début de l'année qui bien devant les large cap l'indice S&P 500. Donc ce n’est pas seulement les sociétés big tech les sept magnifiques qui portent la marche à la hausse, c'est plutôt les autres segments comparés sont les fabricants de plus de plus mes mois qui ont bien porté leurs secteurs technologie à la hausse mais pas seulement. Les small cap performent bien,  les banques, même les autres secteurs qui n’ont rien à voir avec la tech commencent à mieux performer ces derniers temps

Jeremy Fasquelle :

Au sein de la marche aussi de long terme le leadership boursier évolue régulièrement. Est-ce qu'on assiste toujours bien un changement dynamique ? Vous aviez parlé justement de cette rotation qu'on a actuellement de la tech vers la value est-ce que vous pensez que ce mouvement va durer ?

Edmund Shing :

Si on regarde déjà les secteurs tech on voit déjà une rotation des sept magnifiques de logiciels les secteurs logiciels qui maintenant surperforment largement vers tout ce qui est fabricant de puces. Donc c'est très spécifique. Deuxième point ce sont ces larges sur le marché actions. On voit une surperformance des secteurs value dernièrement c’étaient les secteurs d'énergie. Maintenant, c'est en Europe, c'est des banques qui performent toujours très bien, et enfin les small cap aux États-Unis qui ont plus value, qui surperforment également. Donc, je pense qu'il y a une rotation vers une diversification de la performance du marché action vers les segments plutôt value, des segments plus croissants. Donc, c'est une bonne chose pour la santé de cette tendance haussière dans le temps. Parce que si on est toujours concentré sur les big tech, le risque qu'on va avoir krach boursier à un moment donné, mais si on a une diversification qui représente quand même, qui reflète bien la croissance économique, la progression de la rentabilité des sociétés aux États-Unis et dans les autres marchés, je pense que c'est plutôt un bon indicateur de la bonne santé des marchés action aujourd'hui.

Jeremy Fasquelle :

À l’approche de la période estivale, est-ce que vous aurez des convictions ? Vous avez parlé de l'or il me semble récemment.

Edmund Shing :

Oui, toujours l'or, parce qu'on avait on avait descendu de 5004, pic au mois de février à 4100 dollars de l'once aujourd'hui. Nous gardons notre objectif à 5500 dollars de l'once à douze mois. Nous constatons que la banque centrale chinoise a recommencé à acheter énormément de l'or ces derniers mois. Donc, je pense que les raisons pour acheter de l'or, des relations diversification, des réserves monétaires, des banques centrales restent toujours valables. Et on voit quand même à court terme, on avait une pression des certaines banques centrales, notamment du Moyen-Orient et la Turquie, qui avaient besoin de vendre leur or pour payer leurs factures énergétiques à court terme. Maintenant que les prix de l'énergie ont baissé, je pense que la pression sur l'or à court terme diminue énormément et ça va être remplacé par plutôt une pression à la hausse en provenance des banques centrales comme la Chine. Donc, on reste positif sur l'or et bien sûr, j'ai déjà mentionné les petits capi aux États-Unis, les secteurs value en Europe, comme par exemple les secteurs bancaires. Donc, on a plusieurs choix que je pense que va bien performer pendant l'été.

Jeremy Fasquelle :

Edmund merci beaucoup. Et merci à vous d'avoir suivi ce podcast hebdomadaire de BNP Paribas Wealth Management pour plus d'informations, consultez notre site web ou notre chaîne de podcast. À bientôt.

Transcription podcast - Notre stratégie d'investissement pour juillet 2026