Messages clés
- Le choc énergétique lié à la guerre États-Unis-Iran s’est déplacé vers les produits raffinés. La prime du diesel (ou marge de raffinage) atteint désormais presque le prix du pétrole brut lui-même.
- Le point positif. L’Europe dispose de près de 390 millions de barils de diesel, soit plus de 60 jours de demande, bien davantage que les États-Unis ou l’Asie.
- Le point négatif. Les exportations nettes de produits raffinés du Moyen-Orient restent bien en deçà de la moitié de leurs niveaux d’avant-guerre. Celles de gazole du Moyen-Orient et de Russie ont chuté de 1,3 million de barils par jour sur un an.
- Le principal risque. Le coût du transport du brut entre le Moyen-Orient et l’Asie a été multiplié par dix depuis le début de la guerre, comprimant les marges des raffineurs hors du Golfe et menaçant l’approvisionnement mondiale de diesel.
- L’AIE prête à renforcer son soutien. Le 15 octobre, l’agence internationale de l’énergie a annoncé vouloir aller au-delà des réserves d’urgence libérées en mars, avec plus de 20 millions de barils de gazole à mettre rapidement sur le marché.