- Une opportunité sur le crédit européen - Depuis la mi-août, les spreads de crédit Investment Grade américains se sont resserrés, tandis que ceux de la zone euro se sont élargis. Avec la remontée des rendements souverains, les rendements du crédit Investment Grade européen retrouvent leurs plus hauts niveaux depuis près de trois ans. Nous restons Positifs sur cette classe d’actifs, les obligations BBB offrant désormais un rendement de 4,4 %, soit 1,2 % de plus qu’en février.
- Le diesel et le gaz naturel au cœur de l’équation des banques centrales - Plus que le prix du pétrole brut, ce sont désormais les marges de raffinage record qui alimentent l’inflation, rendant les banques centrales particulièrement sensibles à l’évolution de la situation dans le Golfe. Une augmentation des exportations énergétiques de la région pourrait faire baisser les prix du diesel et du gaz naturel, contribuant ainsi à apaiser les pressions inflationnistes.
- Les marchés obligataires anticipent probablement trop de hausses de taux - Au cours du dernier mois, le rendement du Treasury américain à 2 ans a progressé de 0,75 % et celui du Bund allemand à 2 ans de 0,5 %. Ces niveaux intègrent l’équivalent de plus de trois hausses de taux supplémentaires d’ici mi-2027, ce qui nous paraît excessif. Nous privilégions les obligations de courte maturité comme alternative aux liquidités.
- Une remontée graduelle des taux n’empêche pas la hausse des marchés actions - Historiquement, les actions américaines ont souvent progressé lors des cycles de relèvement des taux de la Fed. Tout dépend toutefois du rythme et de l’ampleur du resserrement monétaire : les cycles rapides et prolongés ont généralement conduit à des récessions et à des marchés baissiers. À l’inverse, nous anticipons un cycle plus graduel et modéré, susceptible de prolonger le marché haussier actuel.
- Nous relevons les actions américaines à Surpondérer et les actions européennes à Sous-pondérer, tout en maintenant une opinion positive sur les actions mondiales. La dynamique des bénéfices du secteur technologique devrait continuer de soutenir les marchés, en particulier aux États-Unis et dans les marchés émergents. L’Europe reste quant à elle pénalisée par la hausse des prix de l’énergie et les préoccupations liées à la dette souveraine.
Edmund Shing, PhD
Global Chief Investment Officer