Messages clés
1. Au regard des événements survenus au cours de la semaine écoulée, nous avons décidé d’intégrer le risque d’un conflit iranien prolongé dans nos recommandations d’allocation d’actifs.
2. Avec des prix du pétrole brut ayant franchi le seuil des 100 dollars le baril à compter du lundi 9 mars, un scénario de destruction de la demande énergétique pourrait se matérialiser si ces niveaux élevés des prix du pétrole et du gaz devaient perdurer au cours des prochains mois, comme ce fut le cas en 2022. L’incertitude entourant ce conflit demeure extrêmement élevée, comme en témoigne la forte hausse de la volatilité implicite observée sur les marchés du pétrole, des actions et des changes au cours de la semaine passée..
3. Un tel environnement macroéconomique, de nature stagflationniste, nous conduit à adopter une approche plus prudente vis‑à‑vis des actifs risqués, en particulier les actions mondiales, le crédit à haut rendement ainsi que les marchés obligataires émergents.
4. En conséquence, nous abaissons notre opinion sur le crédit High Yield à Négative et celle sur les obligations des marchés émergents à Neutre. Nous rétrogradons également les actions à Neutre (après avoir conservé une opinion Positive depuis fin 2022).Sur le plan régional, nous abaissons le Japon et les marchés émergents à Neutre (avec une approche plus prudente sur l’Asie), et l’Europe à Négatif. D’un point de vue sectoriel, les financières américaines sont dégradées à Négatif, tandis que les financières européennes passent à Neutre.
5. Nous anticipons désormais un potentiel plus limité de faiblesse du dollar. Nous relevons ainsi notre objectif à 3 mois sur l’EUR/USD à 1,14, et ajustons également notre cible à 12 mois à 1,20 (valeur d’un euro).