Le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran a fortement soutenu les prix du pétrole : le Brent s’établit autour de 91 dollars le baril sur l’échéance décembre, et atteint 115 dollars au comptant. Dans ce contexte, les prix du diesel et du kérosène ont bondi de plus de 50 %, entraînant une destruction de la demande dans certains secteurs, notamment l’aérien. Cette flambée des prix de l’énergie alimente les tensions inflationnistes. Aux États-Unis, l’inflation sous-jacente ressort à 3,8 % sur un an pour le CPI et à 5,2 % pour le PPI, au-dessus des attentes.
Dans ce contexte, les taux obligataires poursuivent leur remontée, davantage sous l’effet de l’incertitude que d’une révision des anticipations d’inflation : le rendement du Treasury américain à 10 ans est passé de 4,36 % à 4,65 %, celui du Bund allemand de 3,0 % à 3,17 %, et celui des obligations japonaises de 2,47 % à 2,78 %.La hausse des taux pèse sur les valorisations actions, en particulier aux États-Unis, où le S&P 500 et le Nasdaq 100 montrent des signes d’essoufflement après un rally solide au premier trimestre.