Il n'y a pas d'alternative : le passage des obligations aux actions

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Theme d'investissement 1 | BNP PARIBAS WEALTH MANAGEMENT

Les rendements obligataires sont appelés à rester dérisoires durablement. La chasse aux rendements va aiguiser l’appétit des investisseurs pour les actions à dividendes élevés, sûrs et en croissance. Ces actions sont appelées les « aristocrates de dividendes ». Cet univers offre sur le long terme une relation risque-potentiel meilleure que celle du marché actions au sens large. Le prix à payer est une volatilité supérieure à celle des obligations et d’accepter une durée de placement longue.

NOS RECOMMANDATIONS

Cette thématique concerne avant tout les placements dans les marchés développés. C’est dans cet espace que la problématique de pénurie de rendements obligataires est généralisée.

En euro, le problème est particulièrement aigu avec un rendement négatif sur la vaste majorité des obligations gouvernementales et environ 40% des obligations d’entreprises. Le rendement des dividendes est très attrayant, dépassant les 3%.

En dollar, si l’on exclut 2009, l’écart de rémunération n’a jamais été plus avantageux qu’actuellement.

Cette thématique se révèle être une alternative attrayante pour les investisseurs à la recherche de rendements réguliers, tant qu’ils adoptent un horizon de placement long et acceptent une volatilité supérieure à celle du marché obligataire.

Des revenus réguliers : une denrée de plus en plus rare

Jamais les taux officiels et les rendements obligataires n’ont été aussi dérisoires qu’aujourd’hui : le tiers des obligations gouvernementales des pays développés offre un rendement négatif et la moitié un rendement inférieur à 1%. Cette disette de rémunération régulière est appelée à perdurer dans un monde de croissance molle et d’inflation basse. C’est un problème crucial pour une vaste majorité d’investisseurs, privés ou institutionnels, car la génération de revenus réguliers figure au sommet des objectifs d’investissement. Ce problème ne peut que s’aggraver avec le vieillissement de la population, surtout en raison de l’allongement de la période de retraite, c’est-à-dire de paiement de rentes.

Les aristocrates de dividendes : l’alternative la plus prometteuse

L’écart de rémunération régulière entre les obligations et les actions a rarement été autant à l’avantage de ces dernières, en particulier en euro. Les investisseurs à la recherche de revenus réguliers peuvent ainsi sérieusement prendre en considération les actions, surtout celles à dividendes élevés. Il convient cependant de bien cibler ses choix.

L’idéal est de rechercher les sociétés dont les dividendes sont élevés, sûrs et en croissance. Il s’agit des aristocrates de dividendes. Pour faire partie de ce cercle d’élus, il faut que les dividendes aient progressé chaque année au cours des 25 dernières années !  

Le prix à payer pour investir dans cet univers est d’accepter une volatilité bien plus élevée que dans les marchés obligataires et d’avoir un horizon d’investissement à long terme.
 

De bonnes raisons pour que les valorisations soient déjà relativement élevées et le restent

La chasse aux revenus réguliers à laquelle se sont adonnés les investisseurs ces dernières années a bien entendu entraîné les valorisations des actions à la hausse. Comme la pénurie de rendement est appelée à persister durablement dans le monde obligataire, la demande pour les aristocrates va rester soutenue et les valorisations resteront au-dessus de leurs moyennes de long terme. Un autre facteur de soutien pour les aristocrates de dividendes est l’ampleur modérée des perspectives de gains pour les marchés actions. Les dividendes vont ainsi jouer un rôle majeur dans les prochaines années dans la performance totale des placements en bourse.

 

RISQUES PRINCIPAUX

Le risque principal provient de la conjoncture. Si une récession devait subvenir, elle entraînerait un risque de perte en capital. Cette perte se réduirait par la suite, avec la sortie de récession. D’où la nécessité d’avoir un horizon de placement long, afin que les perturbations liées au cycle économique soient atténuées.  

Un risque lié est celui d’une nouvelle aggravation des tendances protectionnistes et tensions commerciales.

Moins grave est le risque de sous-performance par rapport à la classe d’actifs actions. Il surviendrait en cas de hausse significative des bourses. Comme la motivation première d’un placement dans les « aristocrates » est la recherche de revenus réguliers, c’est un risque peu important.

Graphique - S&P GLOBAL DIVIDEND ARISTOCRATS - Thème 1