#Articles — 13.07.2022

Perspectives mensuelles sur les devises

Guy Ertz, Chief Investment Advisor

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Résumé

  1. L'indice DXY dollar s'est apprécié de plus de 4 % au cours du mois écoulé. Cela est dû aux craintes croissantes d'une récession mondiale et aux anticipations d'une hausse des taux de la Fed par rapport à la plupart des autres banques centrales.
  2. L'euro a plus souffert que les autres devises. En effet, les craintes de récession liées à la réduction des exportations de gaz russe conduisent à une baisse des anticipations de hausses des taux d'intérêt pour la BCE. L'euro est proche de la parité à un plus bas sur 20 ans.
  3. La Banque nationale suisse a surpris le marché en relevant ses taux de 50 pb. D’autres hausses sont à venir. Cela nous a conduit à revoir nos objectifs pour l'EURCHF. Nous ciblons désormais 1,02 (valeur d'un euro) sur un horizon de 3 et 12 mois.
  4. La Banque du Japon concentre clairement son mandat sur le contrôle de la courbe des taux (taux d'intérêt pour différentes échéances) plutôt que sur la défense du cours du yen. Nous abaissons nos perspectives pour le JPY à 140 (valeur d'un dollar) à 3 mois et 130 à 12 mois.
  5. Les révisions à la baisse de la croissance mondiale et les incertitudes en Chine pèsent sur l'AUD et le NZD. Nous sommes désormais légèrement moins haussiers sur ces devises. Nous passons de 0,70 à 0,68 pour les 3 et 12 mois sur le NZD (valeur d'un NZD). Pour l'AUD, nous passons de 0,76 à 0,74 (valeur d'un AUD).
  6. Nous avons abaissé nos objectifs pour la roupie indienne, le peso mexicain et le rand sud-africain. Nous restons positifs sur les devises brésilienne et chinoise.

 

VUE USD >> CIBLE 12M VS EUR: 1.12

Plus bas depuis 20 ans pour l’EUR

L'euro a perdu environ 4,5 % face au dollar ce mois-ci, atteignant un plus bas sur 20 ans proche de la parité. Depuis mi-juin, les révisions à la baisse de l'évolution des taux d'intérêt dans la zone euro et l’aversion pour le risque ont pénalisé la monnaie unique.

La possibilité d’un arrêt des exportations de gaz russe pourrait fortement peser sur l'activité économique de la zone euro cet hiver. La Fed a relevé ses taux de 75 pb en juin, les anticipations d'inflation à long terme des ménages ayant surpris à la hausse.

Pour la BCE, nous prévoyons une hausse de 25 pb à la fin du mois de juillet, suivie de deux hausses de 50 pb lors de chacune des réunions de septembre et d'octobre, puis de 25 pb lors des réunions suivantes. La zone euro a enregistré un déficit courant de 5,8 Md € en avril. Il s'agit du premier déficit depuis 2011. L'Allemagne a ainsi connu son premier déficit commercial depuis 1991, pénalisée par les prix de l'énergie et les perturbations des chaînes d'approvisionnement. Le déficit commercial français a atteint un nouveau record en mai à 13,1 Md €.

L’inflation américaine est actuellement à son pic. Cela devrait aider la Fed à ralentir le rythme des relèvements de taux d'intérêt dans le courant de l'année. Nous n'attendons pas de la Russie qu'elle arrête ses exportations de gaz, mais plutôt qu'elle en limite le montant. Cela devrait être une bonne nouvelle et contribuer à la stabilisation de l'euro.

Nous prévoyons une stabilisation de l'euro autour de 1,03 au cours des 3 prochains mois. Nous maintenons notre objectif de 12 mois à 1,12 (valeur d'un euro).

 

VUE GBP >> CIBLE 12M VS EUR: 0.84

Pas de tendance claire

L'EURGBP a été relativement stable autour de 0,85 (valeur d'un euro) en juin. Le Royaume-Uni reste confronté à l'inflation importée des produits alimentaires et de l'énergie, qui affaiblit actuellement la livre sterling. L'inflation britannique a atteint un plus haut à 9,1 % et devrait atteindre un pic à 11 % cet automne selon la Banque d'Angleterre (BoE). La démission de Boris Johnson renforce l'incertitude politique et économique. Les risques de récession ont augmenté.

La Banque centrale (BoE) a poursuivi ses hausses de taux en juin avec une hausse de 25 bp, le taux directeur s'établissant désormais à 1,25 %. Le marché prévoit des hausses de taux supplémentaires de 150 pb d'ici la fin de l'année, avec des hausses potentielles de 50 pb lors des prochaines réunions. Face à la faiblesse de l'économie, la BoE pourrait toutefois procéder à moins de hausses de taux que prévu, ce qui pourrait être une source de faiblesse pour la livre sterling à l'avenir. Nous ne prévoyons pas de tendance majeure pour le GBP au cours des prochains mois.

L'indice PMI composite continue de suggérer une expansion avec un niveau de 53,7 (60 en février et mars). Toutefois, les carnets de commandes sont en baisse par rapport aux mois précédents, tandis que la confiance des consommateurs est à son plus bas niveau depuis mai 2020. L'économie ralentit sensiblement en raison de la contraction des revenus due à l'inflation, et cela devrait se poursuivre au cours des prochains mois.

Nous maintenons nos objectifs à 3 et 12 mois à 0,84 (valeur d'un euro), ce qui laisse entrevoir un mouvement latéral pour l'EURGBP au cours de l'année prochaine.

 

VUE CHF  >> CIBLE 12M VS EUR: 1.02

Révisions des objectifs – solidité durable

Le franc suisse a rompu la parité avec l'euro après que la Banque nationale suisse (BNS) ait relevé ses taux de 50 pb lors de sa dernière réunion.

Avec un taux annualisé de 2,9 % en mai, l'inflation en Suisse est bien inférieure à celle des autres pays du G10. La BNS a indiqué qu'elle voulait agir maintenant avant que l'inflation n'accélère et n'affaiblisse l'économie. De nouvelles hausses de taux sont attendues lors des prochaines réunions. Le taux directeur s'établit désormais à -0,25 % et devrait donc bientôt redevenir positif.

L'économie suisse continue de bien se porter avec un taux de chômage très bas de 2,2 % et un taux de croissance attendu par la BNS de 2,5 %. La guerre n'a eu jusqu'à présent que peu d'effets significatifs sur l'économie suisse. La forte devise limite l'inflation importée.

L'enquête sur les entreprises manufacturières (PMI) reste à un niveau élevé avec 59,1 en juin. L'enquête sur les services est également bien orientée à 58 contre 60 en mai.

Le récent discours de la BNS suggère de nouvelles hausses de taux et une devise forte. Nous modifions nos objectifs pour l'horizon 3 et 12 mois à 1,02 (valeur d'un euro) de 1,03 et 1,08 respectivement.

 

VUE JPY >> CIBLE 12M VS USD: 130

Nouveaux objectifs

Le yen a perdu 1,1 % en juin et plus de 17 % depuis le début de l'année. Le yen est maintenant à son plus bas niveau depuis 24 ans.

L'écart de taux d'intérêt reste le principal facteur expliquant la faiblesse persistante du yen. Le gouverneur de la Banque du Japon (BoJ) Kuroda a réitéré le choix d'une politique monétaire accommodante pour soutenir l'économie japonaise. La BoJ a acheté un niveau record d'emprunts d'État en juin (16,2 billion de YEN) afin de défendre un rendement de 0,25 % sur le gouvernement à 10 ans.

L'enquête composite sur les entreprises (PMI) est passée de 52,3 à 53,2 en juin, en raison notamment de l'assouplissement des mesures sanitaires restrictives en Chine. Les entreprises continuent de faire état de fortes tensions inflationnistes sur les prix des intrants.

Au cours des 3 prochains mois, la devise japonaise devrait rester faible face aux prix élevés de l'énergie qui détériorent sa balance commerciale et à une banque centrale qui maintient une politique ultra-accommodante. Pour les 3 prochains mois, nous révisons donc notre objectif de 130 à 140 (valeur d'un dollar). Au-delà de ce seuil, la BoJ pourrait prendre des mesures pour soutenir le yen. Au cours des 12 prochains mois, la Fed devrait être en mesure de ralentir le cycle de hausse des taux, ce qui devrait affaiblir le dollar face au yen.

Nous ciblons désormais 130 (valeur d'un dollar) pour le JPY sur les 12 prochains mois. Cela suggère une devise japonaise plus forte que les niveaux actuels.

VUE SEK >> CIBLE 12M VS EUR: 10.70

Mouvement latéral attendu

La couronne suédoise s'est légèrement dépréciée face à l'euro au cours des 30 derniers jours. La Riksbank a relevé ses taux de 50 pb lors de sa réunion de juin, portant le taux directeur à 0,75 %. La Riksbank devrait relever ses taux de 50 pb à chacune de ses deux prochaines réunions cette année. La Riksbank continuera également de réduire le rythme des achats d'actifs au second semestre. En effet, l'inflation a atteint 7,2 % en mai contre 6,4 % en avril. En outre, l'inflation sous-jacente devrait atteindre 6,4 % au second semestre 2022.

Toutefois, nous pensons que les hausses de taux seront plus modérées que ne l'anticipe le marché. En effet, les anticipations d'un taux terminal de 3,25/3,5 % semblent assez élevées. Nous prévoyons un taux terminal proche de 2-2,5 %. A court terme, nous prévoyons une plus grande appréciation de la SEK face à un différentiel de taux croissant avec la BCE.

L'activité économique reste soutenue. L'indice PMI manufacturier suédois est passé de 54,9 à 53,7 en juin, tiré à la baisse par l’augmentation des délais de livraison, l'emploi et les nouvelles commandes. L'enquête de juin sur les entreprises de services (PMI) est passée de 67,8 à 62,8.

Nous maintenons nos objectifs de 10,4 et 10,7 pour l'horizon 3 et 12 mois. Cela implique une légère dépréciation de la SEK l'année prochaine.

 

VUE NOK >> CIBLE 12M VS EUR: 9.60

Rebond attendu

La NOK s'est dépréciée de près de 1 % face à l'euro, en réponse à l'aversion au risque et à la baisse des prix du pétrole. La banque centrale (Norges Bank) a relevé ses taux de 50 pb lors de sa réunion de début juillet, portant le taux repo à 1,25 %. La banque centrale a indiqué qu'une hausse de 25 pb était le scénario le plus probable pour la prochaine réunion.

Le pétrole brut, bien qu'en baisse de 15 % par rapport à son pic, reste supérieur à $100, niveau jamais atteint depuis 2014. Cela soutient fortement la balance courante de la Norvège et soutient notre opinion positive sur la NOK.

La Norvège met en œuvre une politique monétaire plus restrictive que la BCE, ce qui constitue un facteur de soutien supplémentaire pour la couronne norvégienne. L'inflation est en effet élevée à 6,3 % en juin contre 5,7 % en mai. L'économie semble surchauffer avec un taux de chômage de 3,2 %, de solides négociations salariales et des prix de l'immobilier élevés par rapport aux niveaux d'avant la crise.

Nous maintenons nos objectifs à 3 et 12 mois à 9,6, suggérant un potentiel d'appréciation de la NOK par rapport aux niveaux actuels.

 

VUE AUD >> CIBLE 12M VS USD: 0.74

Potentiel de hausse

Le dollar australien a perdu du terrain au cours des 30 derniers jours, le ralentissement de l'économie mondiale ayant pesé sur les exportations de matières premières.

Lors de sa réunion de début juillet, la Reserve Bank of Australia (RBA) a relevé ses taux de 50 pb à 1,35 %. La RBA a relevé ses taux de 125 pb depuis mai et a indiqué qu'elle poursuivrait ses efforts de normalisation. Le marché prévoit une nouvelle hausse des taux de 175 pb. Les hausses de taux ont entraîné une baisse des prix de l'immobilier, qui avaient précédemment fortement augmenté depuis le début de la pandémie. Cela affecte la confiance des consommateurs par les effets de richesse.  Le taux terminal devrait atteindre près de 4 % en 2023. Cela devrait continuer à attirer des capitaux et soutenir notre opinion positive sur la devise pour les 3 et 12 prochains mois.

Nous sommes moins haussiers que le mois dernier en raison de perspectives de croissance économique plus faibles. Le charbon et le minerai de fer, qui représentent près de 40 % des exportations, ont récemment fortement chuté par rapport à leur pic atteint en avril.

Nous révisons donc nos objectifs à 3 et 12 mois de 0,76 à 0,74 (valeur d'un AUD). Cela suggère un potentiel de hausse pour l'AUD.

 

VUE NZD >> CIBLE 12M VS  USD: 0.68

Surchauffe de l’économie

Le Kiwi s'est déprécié d'environ 3 % au cours du mois dernier.

L'économie néo-zélandaise continue de montrer divers signes de surchauffe qui nécessitent la poursuite de la politique monétaire restrictive (taux d’intérêt plus élevés). Le taux d'inflation a atteint 6,9 % et le taux de chômage n'est que de 3,2 %.

La Reserve Bank of New Zealand (RBNZ) devrait relever ses taux de 50 pb lors de sa réunion de juillet, portant le taux directeur à 2,5 %. Les pressions salariales sont élevées et appellent une politique monétaire restrictive. Le taux terminal devrait être proche de 4 %.

Malgré le risque de baisse de la demande mondiale, nous identifions un potentiel d'appréciation pour le NZD. Nous abaissons légèrement nos objectifs par rapport au mois dernier.

Nous modifions notre objectif de 0,7 à 0,68 (valeur d'un NZD) pour l'horizon de 3 et 12 mois, reflétant l'incertitude sur la demande mondiale. Cela suggère toujours un potentiel de hausse significatif pour le NZD par rapport au dollar américain par rapport aux niveaux actuels.

 

VUE CAD  >> CIBLE 12M VS USD: 1.25

Potentiel d’appréciation

Le dollar canadien a perdu du terrain au cours des 30 derniers jours, pénalisé par les craintes d'un ralentissement mondial.

La Banque du Canada a relevé son taux de 50 pb lors de sa réunion de juin, portant le taux directeur à 1,5 %. La banque centrale devrait relever ses taux de 75 pb en juillet et de 50 pb en septembre. Elle pourrait alors procéder à deux hausses de 25 pb pour porter le taux directeur à 3,25 % d'ici la fin de l'année. La politique monétaire de la Banque du Canada est l'une des plus agressives des économies du G10 et devrait soutenir la monnaie. Les rendements obligataires réels sont plus élevés qu'aux États-Unis.

L'économie est proche du plein emploi et une hausse des taux est nécessaire pour éviter une spirale inflation salariale-prix. L'inflation a atteint 7,7 % en mai, contre 6,8 % en avril.

Le prix du pétrole (WTI) a baissé par rapport à son pic d'avril d'environ 120 $ le baril et se situe désormais autour de 101 $. Ce niveau reste élevé par rapport aux dernières années et cela constitue un facteur de soutien pour la devise.

Nous maintenons nos objectifs à 1,25 (valeur d'un dollar) pour le CAD sur un horizon de 3 et 12 mois, ce qui suggère un potentiel de hausse par rapport aux niveaux actuels.

 

VUE CNY >> CIBLE 12M VS USD: 6.50

Reprise progressive attendue

Il n'y a pas eu de tendance claire de l’USDCNY au cours du mois écoulé. La Banque populaire de Chine est l'une des seules banques centrales à pouvoir baisser les taux cette année. En mai, elle a réduit le taux des prêts à 5 ans de 15 pb à 4,45 %. L'inflation est en effet assez faible en Chine à 2,1 % et le gouvernement se concentre donc davantage sur l'assouplissement des conditions monétaires pour stimuler la croissance. Bien qu'en légère baisse, les taux réels sont largement positifs contrairement à de nombreuses économies. C'est un facteur de soutien pour le CNY.

L'enquête sur les entreprises manufacturières (PMI) est passée de 48 en mai à 51,8 en juin, reflétant l'amélioration des chaînes d'approvisionnement et la réduction des restrictions à la mobilité. Les délais de livraison ont diminué pour la première fois en deux ans, tandis que les carnets de commandes augmentent à nouveau. La reprise pourrait être progressive au second semestre.

Nous restons convaincus que le CNY va progressivement se stabiliser et s'apprécier au cours de l'année à venir grâce à l'amélioration des nouvelles économiques en provenance de la Chine. Nous maintenons donc notre objectif 3 mois à 6,6 et 12 mois à 6,5.

   

VUE marches émergents >>                      

Haussier sur le BRL et le MXN

La hausse des taux de la Fed limite l'attrait de certaines devises émergentes et explique en partie la baisse des devises de l'Inde, du Mexique et de l'Afrique du Sud au cours de la première partie de l'année.

La devise brésilienne (BRL) s'est un peu dépréciée au cours des 30 derniers jours en raison du ralentissement chinois et de l'aversion au risque. Les prix de la plupart des métaux et des matières premières agricoles exportés par le Brésil sont restés élevés. Le prix du minerai de fer, qui représente 12 % des exportations brésiliennes, est revenu sous les 120 $. C'est un frein pour le BRL. L'inflation annuelle étant proche de 12 %, le taux d'intérêt a été porté à 13,75 %. La politique monétaire est restrictive et le niveau élevé des taux devraient soutenir le BRL à moyen terme. Le Brésil offre des taux d'intérêt positifs et le carry est favorable à la devise. Nous sommes donc positifs sur le BRL par rapport aux niveaux actuels. Nous maintenons nos objectifs inchangés à 5 (valeur d'un USD) pour 3 mois et 12 mois.

L'inflation au Mexique a atteint 7,6 %, son plus haut niveau depuis 21 ans. La banque mexicaine a relevé ses taux de 75 pb et le taux directeur est désormais à 7,75 %. La dette mexicaine devrait donc offrir des taux réels positifs qui devraient soutenir la devise. Le marché valorise toujours 155 pb à venir. Au cours de l'année prochaine, les sorties de capitaux causées par la pandémie devraient revenir et soutenir le MXN.

La reprise économique reste incertaine en raison de la hausse des prix de l'énergie et des matières premières, qui accroît le déficit de la balance courante du pays. Nous modifions notre objectif de 12 mois de 19 à 19,5 et conservons le 3 mois à 20,5 (valeur d'un dollar). Il suggère une appréciation par rapport aux niveaux actuels.

En Afrique du Sud, la devise a perdu environ 7 % au cours des 30 derniers jours. Les récentes inondations et pannes d'électricité ont affecté l'activité économique, réduit les exportations et affaibli la devise (ZAR). Toutefois, les prix élevés des matières premières, bien qu’inférieurs à leur pic, constituent un facteur de soutien pour l'avenir. Le pays devrait enregistrer un solde courant positif en 2022 avant de redevenir négatif en 2023. Nous modifions notre objectif de ZAR 3 mois de 15 à 15,5. Nous modifions également notre objectif de 12 mois à 16 contre 15 précédemment. Cela suggère toujours une appréciation, mais plus modérée.

La devise indienne (INR) est proche d'un plus bas historique face au dollar. La roupie indienne est sous pression en raison de la hausse des prix de l'énergie et des produits alimentaires et de la hausse des coûts de la dette. L'Inde est vulnérable aux sorties de capitaux. L'inflation importée de l'énergie affaiblit son économie.  La Reserve Bank of India (RBI) a relevé ses taux de 50 pb lors de la dernière réunion, de 4,4 % à 4,9 %, l'inflation devant atteindre 6,7 % cette année contre 5,7 % auparavant. Les prix élevés de l'énergie et la difficile reprise post-pandémie continuent d'aggraver la balance commerciale, ce qui nous conduit à revoir nos objectifs. Nous modifions nos objectifs à 3 mois et 12 mois à 78 et 80 respectivement (de 76 et 78).