Le Bitcoin : bulle ou anti-bulle ?
#Articles — 23.03.2021

Le Bitcoin : bulle ou anti-bulle ?

Edmund Shing, Global Chief Investment Officer

Les articles financiers en ligne ont largement expliqué les avantages et les inconvénients des cryptomonnaies en général et du Bitcoin en particulier ces derniers mois. Nous avons rarement vu des opinions aussi tranchées et divisées sur un instrument financier.

BNP Paribas Wealth Management

Le Bitcoin : bulle ou anti-bulle ?

Messages clés

Avantages : Le Bitcoin offre un certain nombre d’avantages aux investisseurs, y compris des rendements impressionnants depuis sa création, l’absence de toute entité de contrôle centrale et une réserve de valeur potentielle contre une forte inflation ou une dépréciation monétaire.

Inconvénients : Une extrême volatilité, la petite taille globale du marché, la domination de l’offre par un petit nombre de « baleines » de Bitcoin, l’identification par pseudonyme qui rend difficile le respect des exigences de connaissance du client et autres réglementations financières, le risque de perte permanente résultant de la perte de mots de passe ou de « hacks » de transactions ; le risque d’introduction de nouvelles réglementations par les banques centrales et autorités de réglementation financière.

Diversification dans les fonds institutionnels : Il peut y avoir une place pour du Bitcoin comme allocation très faible et pondérée par la volatilité dans un fonds de pension institutionnel de long terme.

Pas de fonds OPCVM ou ETF UCITS disponibles : Il n’existe aucun fonds OPCVM disponible bénéficiant de la protection des investisseurs particuliers au sein de l’UE.

Avertissements réglementaires : Les autorités réglementaires financières américaines et britanniques ont récemment émis des avertissements clairs concernant les investissements des particuliers dans les cryptomonnaies et les dérivés associés.

Concentration sur les « picks and shovels » (les outils nécessaires) : Nous pensons que les investisseurs feraient mieux de se concentrer sur les secteurs et les entreprises susceptibles de bénéficier de l’écosystème émergent des cryptomonnaies et des chaines de blocs - y compris les semi-conducteurs, la cybersécurité et les paiements électroniques/la fintech.

L’acheteur de bitcoins doit être sur ses gardes

L’économiste en chef du groupe BNP Paribas William De Vijlder a rédigé un éditorial sur le sujet du Bitcoin dans sa publication EcoWeek du 15 mars 2021 intitulée « Bitcoin’s Buyer Beware ». M. De Vijlder y avançait l’argument clé suivant :

L’ampleur des fluctuations de prix des bitcoins suggère que des vagues spéculatives sont à l’œuvre, tirées par des dynamiques d’achat et des anticipations se fondant sur une extrapolation des appréciations de prix. Lorsque la valeur fondamentale d’un instrument tel qu’une cryptomonnaie est très difficile, voire impossible à déterminer et lorsque l’ampleur des fluctuations de prix à court terme est plusieurs fois celle observée sur les marchés des actions, la prudence est de mise lors de la construction et de la gestion d’une exposition.

Les questions sur les cryptomonnaies ne peuvent être évitées

Les articles financiers en ligne ont largement expliqué les avantages et les inconvénients des cryptomonnaies en général et du Bitcoin en particulier ces derniers mois. Nous avons rarement vu des opinions aussi tranchées et divisées sur un instrument financier.

Dans cette analyse, nous ne pouvons pas rendre justice aux volumes qui ont été écrits tant pour faire l’apologie que pour condamner le Bitcoin et les autres cryptomonnaies. Nous cherchons plutôt à examiner certains des principaux arguments en faveur ou contre le Bitcoin en tant qu’actif dans lequel nos clients en gestion de patrimoine pourraient investir.

On trouvera ci-dessous une liste de ce que nous considérons être les principaux intérêts et les principales critiques ou risques du Bitcoin, qui est de loin la plus grande et la mieux établie des cryptomonnaies actuelles, avec une capitalisation boursière totale d’un peu plus de 1 000 milliards d’USD (sur la base d’environ 18,6 millions de bitcoins en circulation, au prix de 56 600 d’USD par bitcoin au 15 mars 2021).

Intérêts du Bitcoin

  1. Appréciation impressionnante des prix depuis la création
  2. La valeur ou l’offre de bitcoins ne peuvent être contrôlées par aucune banque centrale et aucun gouvernement
  3. Réserve de valeur par rapport à une dépréciation des monnaies fiduciaires en raison d’une offre limitée
  4. Diversification potentielle par rapport aux allocations classiques en actions et en obligations
  5. Capacité de transférer des bitcoins en tant qu’actif numérique d’un pays à un autre facilement
  6. Utilisation des bitcoins comme actif financier pour se couvrir contre une forte inflation ou une dépréciation monétaire. 

Risques ou incertitudes liés au Bitcoin

1.     Volatilité extrême des prix

2.      Taille relativement faible de la valeur totale du marché des bitcoins et domination d’une offre en provenance de « baleines » du Bitcoin relativement peu nombreuses, exacerbée par l’accumulation en trésorerie de bitcoins par plusieurs grandes entreprises américaines

3.      Le caractère anonyme du protocole rend très difficile la mise en œuvre des procédures de connaissance du client et autres mesures de conformité financière appropriées applicables au client

4.      L’utilisation de bitcoins comme monnaie lors des chantages des hackers dans des attaques de ransomware ou pour d’autres transactions de « l’économie de marché noir ». Tout ceci souligne (au minimum) un grave risque de réputation

5.      Risque de perte permanente de l’accès à son portefeuille de bitcoins, soit par la perte du mot de passe, soit par un vol numérique sur une bourse de cryptomonnaies, par exemple Mt. Gox

6.      Potentiel de concurrence de « stablecoins » parrainés par des gouvernements ou des banques centrales

7.      Consommation d’énergie liée a l’exploitation minière bitcoin (la vérification des transactions) de bitcoins, qui atteindrait la consommation totale d’énergie de l’Argentine, ce qui serait un vrai gâchis environnemental

8.      Absence d’OPCVM réglementés ou d’ETF cotés aux États-Unis pour investir en bitcoins ou dans d’autres cryptomonnaies

9.      Risque réglementaire continu lié aux cryptomonnaies et aux bourses/plateformes de cryptomonnaies de la part des gouvernements et des autorités de réglementation financière (voir ci-dessous).

Propositions de modification de la réglementation, avertissements

États-Unis : En décembre 2020, le Financial Crimes Enforcement Network (FinCEN) (le réseau de lutte contre la criminalité financière du département du Trésor américain) a proposé des règles applicables aux banques et sociétés de services financiers, ainsi qu’aux bourses de cryptomonnaies. En vertu de ces règles, ces bourses seraient obligées de recueillir les noms et adresses des propriétaires de portefeuilles de cryptomonnaies privés recevant plus de 3 000 USD en cryptomonnaies au total en une journée. De telles règles pourraient refroidir sérieusement ceux qui détiennent des cryptomonnaies en bourse.

Inde : Le gouvernement indien a récemment proposé une nouvelle loi, qui se traduira par des amendes pour quiconque négocie ou même simplement détient des actifs cryptés dans le pays. Si ce projet de loi était adopté, il rendrait les cryptomonnaies illégales et rendrait leur possession illégale. Dans le cadre de cette loi, les investisseurs disposeraient de six mois pour liquider leurs actifs cryptés avant d’être sanctionnés.

Royaume-Uni : La Financial Conduct Authority (FCA) a averti que les consommateurs doivent être prêts à perdre tout leur argent s’ils investissent dans des systèmes qui promettent des rendements élevés provenant de monnaies numériques comme le Bitcoin. La FCA a exhorté les consommateurs à comprendre dans quoi ils investissent et les risques financiers encourus, étant donné qu’il est peu probable qu’ils soient couverts par les programmes de protection britanniques en cas de faillite de ces entreprises.

Qu’est-ce qui attire vraiment les investisseurs vers le Bitcoin ?

Une performance impressionnante

De toute évidence, la principale raison de l’intérêt des investisseurs tant particuliers que professionnels pour le Bitcoin (ou les autres cryptomonnaies d’ailleurs) est sa performance impressionnante en matière de prix.

Facilité de transfert d’importantes valeurs monétaires d’un pays à l’autre

Le transfert d’importantes sommes de monnaie traditionnelle d’un pays à un autre peut être difficile, chronophage et coûteux, alors que les transferts internationaux de bitcoins, mondial et décentralisé par nature, ne souffrent pas de ces problèmes.

Protection contre une inflation élevée ou une dévaluation monétaire

Selon crypto.com, il y avait plus de 106 millions d’utilisateurs de cryptomonnaies dans le monde en février 2021.

Le taux d’inflation aux États-Unis est très faible par rapport à ceux de nombreux autres pays à travers le monde. Le directeur de la stratégie de la Fondation des droits de l’homme, Alex Gladstein, a insisté sur ce point. M. Gladstein est également un promoteur du Bitcoin et est depuis longtemps un évangéliste de l’actif crypté leader du marché.

On pourrait croire qu’une inflation extrême est très rare dans le monde moderne d’aujourd’hui », a déclaré Alex Gladstein à ses 27 000 followers sur Twitter le 15 mars 2021, « [mais] ce n’est tout simplement pas le cas. Il y a 1,2 milliard de personnes qui vivent actuellement dans des pays où l’inflation est à deux ou trois chiffres », a souligné M. Gladstein.

Dans un certain nombre de pays où l’inflation est à deux chiffres, et où la dépréciation de la monnaie nationale par rapport au dollar des États-Unis et à l’euro a été importante et prolongée, le nombre de comptes en cryptomonnaies est généralement élevé, en particulier parmi les jeunes de 20 à 40 ans bien éduqués. Cela illustre la manière dont les classes moyennes de ces pays utilisent de plus en plus les monnaies numériques comme moyen d’éviter les effets néfastes de l’inflation et de la dépréciation monétaire sur leur pouvoir d’achat effectif.

Une diversification potentielle par rapport aux actions et aux obligations

La corrélation entre le Bitcoin et les marchés obligataires souverains ou boursiers mondiaux a été relativement faible, ce qui suggère un rôle pour le Bitcoin en tant qu’actif financier diversifiant au sein d’un portefeuille diversifié. Depuis 2016, la corrélation du Bitcoin avec les actions (américaines) est de 24 %, et de 20 % avec les obligations (américaines) sur la même période. Il ne s’agit donc pas d’une corrélation nulle avec l’une ou l’autre classe d’actifs, mais d’un diversificateur potentiellement utile, compte tenu notamment de la performance historique exceptionnelle du Bitcoin.

Les principaux risques et incertitudes du Bitcoin pour les investisseurs

Les investisseurs doivent supporter des corrections fréquentes et extrêmes

La volatilité du Bitcoin a été extrême, c’est le moins qu’on puisse dire. Lorsque le prix du Bitcoin augmente, sa volatilité préoccupe moins les investisseurs. Cepen-dant, lorsque le Bitcoin subit l’une de ses phases de cor-rection régulières, sa volatilité peut se traduire par un stress accru pour tout investisseur à long terme dit « buy-and-hold » (un « HODLer » dans le jargon de Bit-coin).

Le Bitcoin a chuté de 50 % à 80 % par rapport à son pic plusieurs fois, notamment en 2015, 2018-19 et 2020.

En janvier 2018, la capitalisation boursière totale du marché de la cryptomonnaie avait atteint un niveau record de 762 milliards d’USD avant son effondrement à seulement 91 milliards d’USD en décembre 2018.

Ainsi, même si les rendements à long terme du Bitcoin ont jusqu’à présent été très impressionnants, ils n’ont pu être obtenus que par un investisseur ayant les nerfs suf-fisamment solides pour résister aux effondrements répé-tés de sa valeur.

Le volume de bitcoins est encore faible par rapport à celui des classes d’actifs traditionnelles

Même après une hausse fulgurante du prix depuis dé-cembre 2018 (de 3 000 USD à 56 000 USD au moment de la rédaction du présent article), la capitalisation bour-sière totale de l’ensemble des bitcoins existants est seu-lement légèrement supérieure à 1 000 milliards d’USD.

Même en ajoutant les 4 589 cryptomonnaies suivies par investing.com, la capitalisation totale de l’univers des cryptomonnaies n’atteint que 1 700 milliards d’USD.

Comparez cela au total des valorisations des classes d’actifs suivantes :

·        Immobilier mondial : 281 000 milliards USD

·        Marché des obligations mondial : 253 000 milliards USD

·        Marché des actions mondial : 128 000 milliards USD

·        Or : 11 000 milliards d’USD

Source : visualcapitalist.com

Il est donc difficile de considérer le Bitcoin comme un rival grand public de l’une des classes d’actifs susmentionnées, compte tenu de l’écart énorme entre leurs capitalisations et celle du Bitcoin.

Domination de l’offre de bitcoins par des « baleines » du Bitcoin

Selon Business Insider (27 février 2021), environ 1 000 personnes, connues sous le nom de « baleines », détiennent 40 % de l’encours total de bitcoins, soit environ 400 milliards d’USD, c’est-à-dire qu’elles détiennent 400 millions d’USD chacune en moyenne. Il s’agit notamment du fondateur anonyme du protocole Bitcoin, connu par son pseudonyme Satoshi Nakamoto, qui possède apparemment 5,9 % de l’encours de bitcoins.

Le nombre de détenteurs estimés de plus de 1000 bitcoins atteint un nouveau sommet À 2500

Cette concentration de l’offre de bitcoins sur quelques comptes de « baleines » a même augmenté au cours des derniers mois, coïncidant avec la forte hausse du prix du Bitcoin.

De nouveaux grands investisseurs ont dominés les achats de bitcoins ces derniers temps

Les baleines du Bitcoin d’une valeur égale ou supérieure à 20 millions d’USD ont accumulés collectivement 500 000 bitcoins depuis septembre 2020. Au prix actuel du Bitcoin, cela vaut environ 28 milliards d’USD et explique pourquoi la valeur du Bitcoin a fortement augmenté depuis septembre 2020.

Risques liés aux cyberattaques sur les bourses de cryptomonnaies

Deux des attaques les plus célèbres sur les bourses de Bitcoin ont porté sur la Bourse de cryptomonnaies japonaise Mt-Gox et la Bourse hongkongaise Bitfinex. En 2016, Bitfinex a annoncé que 119 756 bitcoins avaient été volés sur des comptes de bitcoins de sa bourse par des hackers, valant alors 72 millions d’USD, mais actuellement estimés à environ 6,8 milliards d’USD.

Pour amortir le choc sur les comptes des clients concernés, Bitfinex a réparti les pertes sur l’ensemble des clients et des actifs de la société. Les clients ont subi une perte généralisée de l’ordre de 36 % au total.

Le hack de la bourse Mt. Gox de 2014 a été bien pire, entraînant le vol de 744 408 bitcoins, valant alors 350 millions d’USD, qui vaudraient 42 milliards d’USD aujourd’hui. Dans ce cas, l’anonymat des comptes de bitcoins et l’absence de traçabilité des transactions ne sont pas dans l’intérêt des investisseurs, mais dans celui de ces hackers de bourses de cryptomonnaies.

Préoccupations environnementales concernant l’utilisation d’énergie

Le minage de bitcoins consomme d’énormes quantités d’électricité. Selon Business Insider, certaines des plus grandes sociétés « minant » (vérifiant la valeur) des bitcoins sont basées en Chine, où la plus grande partie de l’énergie provient de centrales au charbon sales, et le smog provoquant de l’asthme rend même souvent dan-gereuses les activités de plein air pour des adultes en bonne santé.

Augmentation dramatique de la consommation mondiale d’Énergie liée au minage de bitcoins

Le minage de cryptomonnaies est énergivore, impliquant de lourds calculs informatiques pour vérifier les transactions. Selon des chercheurs de l’Université de Cambridge, elle consomme environ 121,36 térawatts heures (TWh) par an. Si le réseau Bitcoin était un pays, il serait parmi les 30 premiers consommateurs d’énergie au monde.

Cette analyse de Cambridge estime que la quantité totale d’électricité consacrée à la création de bitcoins mondialement est actuellement supérieure à la consommation totale d’électricité de l’Argentine. Pour les investisseurs qui souhaitent investir selon des principes environnementaux, sociaux et de gouvernance d’entreprise (ESG) positifs, le coût environnemental élevé pour un bénéfice économique douteux est alors clairement problématique.

Conclusions

La fièvre spéculative actuelle affectant le Bitcoin et d’autres cryptomonnaies dans la sphère des particuliers nous amène, chez BNP Paribas Wealth Management, à rester prudents pour le moment, et à réserver pour le moins notre jugement sur le Bitcoin en tant qu’actif financier potentiellement adapté à nos clients.

Tout investissement dans le Bitcoin ou d’autres cryptomonnaies ou lié à celles-ci ne pourrait être éventuellement accessible qu’aux investisseurs qualifiés de professionnels, compte tenu de la complexité et de la nouveauté de l’instrument, de son algorithme sous-jacent et de ses indicateurs de risque.

Il convient de noter qu’à l’heure actuelle, il n’existe pas de fonds ou d’ETF UCITS basés sur le Bitcoin. De plus, les avertissements explicites sur les risques émis récemment par des autorités réglementaires financières nationales, comme la FINRA aux États-Unis et la FCA au Royaume-Uni, soulignent les multiples risques associés aux investissements basés ou liés sur les cryptomonnaies pour les particuliers.

Le mantra de Warren Buffett devient encore plus pertinent dans ce cas :

« Achetez une action [ou tout investissement] de la même façon que vous achèteriez une maison. Comprenez et aimez-la de telle manière que vous seriez heureux de la posséder en l’absence de tout marché. »

Nous ne pouvons pas affirmer, avec quelque certitude que ce soit, que le Bitcoin et d’autres cryptomonnaies ne sont pas actuellement l’objet d’une bulle spéculative, étant donnée la hausse vertigineuse des prix des cryptomonnaies depuis 2019. Le Bitcoin semble pour l’instant se comporter comme un actif spéculatif classique, respectant les six critères d’une bulle spéculative présentés en annexe.

Pour les investisseurs qui souhaitent être exposés au mouvement en expansion des cryptomonnaies, nous recommandons de s’intéresser principalement aux « picks and shovels » (les outils nécessaires) associés à l’écosystème des cryptomonnaies.

Une stratégie d’investissement « picks and shovels » consiste à investir dans la technologie sous-jacente nécessaire à la production d’un bien ou d’un service au lieu d’investir dans le résultat final. C’est une façon d’investir dans un secteur sans avoir à supporter les risques du marché pour le produit final. Cette stratégie d’investissement s’appelle ainsi en raison des outils nécessaires pour participer à la ruée vers l’or de 1848 à 1855 en Californie.

Pour résumer, nous pensons que les investisseurs feraient mieux de se concentrer sur les secteurs et les entreprises susceptibles de bénéficier et de s’appuyer sur la croissance de l’écosystème émergent des cryptomonnaies et des chaines de blocs - y compris les semi-conducteurs, la cybersécurité et la fintech et les paiements électroniques.