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#Entrepreneurs — 18.01.2019

L’ingrédient le plus important dans une start-up ? Le chef d’entreprise

« Serialpreneur » et investisseur angel David S. Rose parle stratégies d’investissement et nous explique comment les entreprises de la tech peuvent révolutionner le monde.

David S. Rose

"Serialpreneur" et investisseur angel

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En plus de quarante ans de carrière, David S. Rose a touché à tout, du tourisme à la musique, en passant par le marketing et la finance, mais un domaine le passionne plus que tous les autres : la technologie.

« Qu’il s’agisse de la blockchain, des véhicules autonomes, des drones, de l’intelligence artificielle ou de certains progrès médicaux phénoménaux, nous nous trouvons à l’orée d’un monde que nous ne pouvons même pas conceptualiser », déclare ce New-Yorkais affable, qui, malgré un emploi du temps extrêmement chargé de chef d’entreprise, d’entrepreneur « en série », d’investisseur angel d’auteur de best-seller et de conférencier vedette, a aimablement accepté de nous parler pendant plus d’une heure de la passion qu’il a depuis toujours pour l’innovation.

« Tout est à saisir, littéralement. Il n’y a pas une chose unique qui va changer le monde. »

Les 2 763 Entrepreneurs Élite interrogés dans le cadre de l’Étude Entrepreneurs BNP Paribas 2019, qui représentent un patrimoine total cumulé de 16 milliards de dollars, sont apparemment du même avis, puisqu’ils sont 55 % à investir dans des entreprises technologiques, soit directement, soit via des fonds communs de placement ou des ETF.

Pourtant, ni David Rose ni ses homologues entrepreneurs ne voient la technologie comme une fin en soi. Ce qui compte, c’est ce que permet la technologie. La technologie existante, en l’absence de toute nouvelle invention, peut déjà révolutionner la planète si des entrepreneurs l’appliquent à de nouveaux secteurs. C’est du moins ce que pense David Rose.

« Faut-il considérer Amazon comme une entreprise de la tech ? Netflix ? Apple ? La première est un supermarché, la deuxième un cinéma et la troisième un fabricant de téléphones. Uber est une compagnie de gestion de taxis. Et Airbnb une société de réservations hôtelières », explique l’homme d’affaires new-yorkais.

DES INVESTISSEURS ANGELS QUI ONT UN PROGRAMME

Près du quart des entrepreneurs sur lesquels a enquêté BNP Paribas Wealth Management sont des investisseurs angels qui agissent pour diverses raisons. Ils sont ainsi 63 % à citer la perspective d’obtenir de meilleurs rendements sur investissement et 52 % à dire qu’ils cherchent à soutenir et à parrainer de nouveaux chefs d’entreprise. Quelles que soient leurs motivations, les investisseurs angels ne lâchent pas leur argent facilement.

« Pour faire un investissement, tout doit cadrer parfaitement », souligne David Rose, qui a fondé et financé plus d’une centaine d’entreprises et qui est à la tête de Gust, première plateforme communautaire en ligne mondiale destinée aux entrepreneurs et aux personnes souhaitant investir dans des entreprises naissantes.

« Une toute petite proportion des entreprises bénéficie d’investissements. Pour que cela se fasse, il faut donc que tout colle exactement. »

Et de citer plusieurs conditions sine qua non à remplir avant tout investissement : un marché important et en croissance, une excellente équipe, des valorisations qui fonctionnent et un modèle économique crédible. 

« Si vous me demandez quel est l’ingrédient le plus important de la recette, je vous dirai que c’est certainement l'entrepreneur », souligne David Rose, qui a été le premier à investir dans JUMP Bikes, dont il a été président du Conseil d’administration, et qui a été racheté en avril dernier par Uber – son portefeuille d’investissements « providentiels » comprend actuellement des parts dans le fournisseur de communications cryptées KoolSpan, dans la plateforme de financement participatif spécialisée dans l’immobilier professionnel RealtyMogul et dans la société de RegTech PerformLine.

« Nous parions sur des gens que nous pensons capables de survivre face aux caprices de la chance », explique-t-il. « Des gens qui peuvent se retourner quand c’est nécessaire et laisser passer la tempête quand il le faut, qui savent profiter des ressources et des occasions pour monter en régime au bon moment, qui sont capables de construire une équipe et de la diriger, qui ont une vision et l’énergie pour l’imposer, inlassablement. C’est ce que nous recherchons chez un entrepreneur. »

DES STRATÉGIES D’INVESTISSEMENT ALTERNATIVES

L’étude de BNP Paribas Wealth Management révèle également que les entrepreneurs accroissent leurs prises de participations, qui représentent désormais en moyenne 20 % de leurs portefeuilles d’actifs, la forte hausse enregistrée sur les marchés américains, dopée par le secteur de la tech, ayant incité les personnes interrogées à s’impliquer davantage dans ce domaine.

David Rose et sa femme ont des stratégies d’investissement très différentes. Alors que Monsieur préfère le private equity et les investissements angels, Madame achète exclusivement des actions de sociétés cotées en bourse. À la fin des années 1970, David avait conseillé à son épouse d’investir dans Apple, qui n’était alors qu’une entreprise d’informatique marginale et peu connue. Elle a ainsi acquis pour 5 000 dollars d’actions d’Apple, qu’elle n’a jamais vendues.

« Au taux actuel, elle a payé l’équivalent d’environ 25 cents l’action. Mes investissements angels peuvent parfaitement partir en fumée, mais heureusement, j’ai épousé quelqu’un d’intelligent. Elle ne vend jamais. Elle achète et elle garde. Elle conserve aujourd’hui toutes les actions qu’elle a achetées dans sa vie », se félicite David Rose.

Les entrepreneurs d’aujourd’hui savent que leurs actes affectent la société dans son ensemble et un nombre croissant de créateurs d’entreprises prennent en compte la qualité de leur impact lorsqu’ils cherchent à évaluer leurs performances globales.

Cette attitude altruiste ne les empêche cependant pas de garder la tête froide au moment de prendre des décisions commerciales. Ainsi, 49 % des chefs d’entreprise interrogés par BNP Paribas Wealth Management mesurent la réussite de leurs investissements socialement responsables (ISR) à l’aune des rendements financiers dégagés. Une approche avec laquelle David Rose est tout à fait en phase.

« En matière d’impact investing, on entend souvent parler d’entreprises qui se donnent un double objectif : gagner de l’argent et faire le bien dans le monde », conclut-il.  « Mais en réalité, on ne peut pas mettre sur un pied d’égalité économique « faire le bien dans le monde » et « gagner de l’argent ». Il faut que l’un des deux soit prioritaire par rapport à l’autre. »

Téléchargez le rapport complet (en anglais) pour une analyse détaillée, ou l'infographie pour un aperçu rapide.

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