L’incertitude pousse les banques centrales à être plus prudentes
#Stratégie d'investissement — 21.06.2019

L’incertitude pousse les banques centrales à être plus prudentes

Guy Ertz

Ralentissement de la croissance économique en 2020 et une série de baisses de taux de la Fed

  • L’escalade des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine nous a incitée à réviser notre scénario économique.

 

  • Nous adaptons les perspectives de croissance des économies avancées pour 2019 suite aux bons résultats du T1 et aux mesures accommodantes des banques centrales. Tant que les incertitudes liées aux tensions commerciales et au Brexit perdureront, nous nous attendons à un report des plans d'investissement et à une consommation timide.

 

  • Le potentiel de hausse de la croissance pour 2020 est donc plus limité et dépendra de la résolution des incertitudes et de l'amélioration des fondamentaux économiques. Nous avons globalement revu à la baisse les perspectives des marchés émergents, notamment en Inde et au Brésil.

 

  • Les banques centrales des économies avancées adoptent une attitude plus accommodante dans la mesure où la croissance reste fragile et où l'inflation est modérée. En particulier, nous avons modifié nos perspectives pour la Fed et nous prévoyons deux baisses de taux cette année (juillet et septembre) et une autre mi-2020. Pas de changement majeur pour les perspectives de la BCE mais le prochain mouvement attendu serait une baisse du taux de dépôt, à -0,50 %, contre -0,40 % si la situation se détériore.

 

  • Le changement de nos perspectives pour la Fed a un impact sur nos objectifs de rendement des obligations américaines. Nous prévoyons désormais une stabilisation du taux à 2 ans vers 1,75 % dans les 12 prochains mois et 2,25 % pour le taux à 10 ans sur la même période. Nous avons laissé nos perspectives de rendement obligataire pour le 10 ans allemand inchangées à respectivement -0,60 % et 0,10 %.