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#Stratégie d'investissement — 08.09.2016

La baisse de volatilité observée cet été impacte-t-elle notre scénario économique global ?

Florent Bronès

Si la volatilité sur les marchés financiers a baissé pendant l’été, plusieurs risques restent présents : resserrement de la politique monétaire aux Etats-Unis, incertitudes politiques en Europe (référendum italien, absence de gouvernement en Espagne) et aux Etats-Unis (élections présidentielles). Nous maintenons donc notre stratégie d’investissement pour ce mois.


La volatilité sur les marchés financiers a baissé durant l’été

Le risque principal avant l’été était le Brexit. Avec un vote favorable au Brexit, les marchés ont connu deux journées de forte volatilité. Puis, le calme est revenu. La transition entre le gouvernement Cameron et le nouveau gouvernement May a été rapide et la nouvelle Première ministre a mis en avant une approche graduelle.

Puis, durant le mois de juillet, les données économiques globales se sont améliorées et les publications de résultats des entreprises ont été en ligne avec les attentes.  


Mais plusieurs risques sont toujours présents

Le premier de ces risques concerne la banque centrale américaine. La fed a communiqué sur sa volonté de monter ses taux directeurs pour continuer la normalisation débutée en 2015 de sa politique monétaire. Les membres de la fed  ont un objectif de taux américain à 2% dans 2 ans. Le marché ne croit pas que la fed sera en position de monter à ce point les taux officiels. Les Futures sur taux américains anticipent peu de hausse de taux ( une seule !) à 12 mois.

Notre scénario est entre les deux: nous anticipons 3 hausses des taux de 25bp durant les 12 prochains mois, la première en décembre, puis 2 en 2017. Selon nous, le marché doit donc réapprécier la courbe des taux américain, ce qui est un risque non négligeable pour les actifs risqués.

En Europe, les risques politiques ne doivent pas être négligés : le référendum italien en novembre et la constitution d’un gouvernement en Espagne. Le secteur bancaire européen fait également face à des incertitudes liées à la réglementation.

La Chine pourrait aussi décevoir tant les attentes de croissance sont élevées à un moment où la politique fiscale fait déjà beaucoup.

Nous restons néanmoins confiants pour l’avenir : la tendance de croissance et de bénéfices est positive.
 

Divergence des politiques monétaires

La divergence des politiques monétaires sera un thème majeur pour les prochains mois. La fed va resserrer sa politique monétaire, le timing et l’ampleur sont une discussion, mais le sens général ne fait pas de doute. Les autres banques centrales vont toutes ajouter de l’accommodation monétaire durant les prochains mois. Le dollar sera donc fort.

La BCE allongera probablement son « Quantitative Easing » le 8 septembre, de même que la Banque d’Angleterre qui réagit au Brexit. La Banque du Japon réfléchit à de nouvelles mesures pour contrer la force du Yen, mesures qui pourraient être annoncées le 21 septembre, jour aussi de réunion de la Fed.


Peu de changement dans notre scénario économique global.

La croissance de l’économie mondiale devrait rester autour de 3% en 2016 et de 3,3% en 2017. Cette accélération de la croissance globale viendra surtout des économies émergentes, les économies matures demeurant en croissance modérée mais solide. La Chine est une source essentielle de cette croissance, avec un rythme au-dessus de 6% l’an.

L’inflation mondiale atteindra 4% en 2016 et ralentira légèrement à 3,6% en 2017 surtout à cause des émergents. L’inflation reste stable dans les pays matures. La recherche du rendement poussera les bourses vers le haut

A moyen terme, l’évolution des bourses dépendra de la croissance des profits et des dividendes qui selon nous restera positive. L’hypothèse centrale est que  l’économie mondiale restera en croissance, certes modérée, mais néanmoins positive. Les marges bénéficiaires (hors des Etats Unis) ont un potentiel de rebond significatif, notamment grâce au secteur pétrolier, l’or noir s’est stabilisé autour de 50$ le baril.

Dans un tel contexte de hausse modérée des profits et des bourses, les dividendes continuent de représenter une part non négligeable de la rentabilité totale des placements en actions.

Les valorisations ne sont pas excessives, notamment face à des taux d’intérêt proches de niveaux record. Les placements en actions sont l’une des rares alternatives qui recèlent encore du potentiel de réappréciation avec un risque modéré.

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