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Obligations : Le prêteur paie l’emprunteur

 

Obligations - des perspectives plus sombres 

Il n'est pas facile de naviguer sur les marchés actuels. Les risques s'accumulent sur de nombreux fronts, en particulier les tensions commerciales, Brexit, l'Iran, le niveau élevé de la dette mondiale, le ralentissement économique. Les craintes d'une récession se font de plus en plus pressantes et la question n'est pas de savoir si elle se produira, mais quand elle se produira. Comme les rendements obligataires s'orientent obstinément à la baisse, le marché obligataire se prépare à des périodes plus sombres.


Les banques centrales à la manoeuvre

Les marchés font beaucoup confiance aux banquiers centraux. Ces derniers vont-ils prolonger l'expansion économique ou simplement adoucir le ralentissement ? La question est ouverte. Ce qui est certain, c'est que les banques centrales sont prêtes à agir pour stimuler la croissance et l'inflation. La Fed a mis fin à son cycle de resserrement et réduit ses taux pour la première fois depuis 2008. La BCE vient de lui emboiter le pas et commence à racheter des obligations. D'autres banques centrales dans le monde s'orientent vers une politique monétaire plus souple.


Des rendements historiquement bas voir négatifs

L’impact de la politique monétaire est perceptible. De nombreux rendements obligataires sont tombés à des niveaux historiquement bas et se trouvent aujourd'hui en territoire négatif pour de nombreux pays européens. Certaines obligations d'entreprises européennes ont également un rendement inférieur à zéro, même certaines obligations risquées (c'est-à-dire à haut rendement) ! En d'autres termes, il est devenu un luxe de posséder des obligations et les investisseurs acceptent de subir une perte s'ils détiennent certaines obligations jusqu'à leur échéance. Le prêteur paie donc l'emprunteur.


Des marchés boursiers trop optimistes

Nous pensons qu’il est trop tôt pour abandonner notre vision négative des marchés boursiers à court terme. Les indicateurs économiques ne se sont pas encore stabilisés. Au contraire, l'enquête de conjoncture de l'IPM sur l'ensemble de l'industrie est tombée en dessous de 50, un niveau qui indique une contraction de l'activité économique. La détérioration des relations commerciales entre les États-Unis et la Chine mine la confiance. Les bénéfices des entreprises, qui sont très corrélés aux PMI, sont susceptibles d'être révisés à la baisse. Nous estimons que les prévisions de bénéfices pour 2020 sont trop optimistes et que les révisions à la baisse risquent de freiner les marchés boursiers. A cela s’ajoute, la saisonnalité qui n'est pas très favorable en septembre/octobre. Toutefois, plusieurs facteurs limitent le risque de baisse, de sorte que nous restons neutres à moyen terme.


Des poches d’opportunités persistent

Les investisseurs sont désormais confrontés au défi d’encourir des risques tout en obtenant des rendements négatifs. Heureusement, des alternatives existent et des poches d’opportunités avec un risque faible ou modéré sont encore présentes sur les marchés.