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#Philanthropie — 16.11.2017

Une Génération Connectée


Les jeunes philanthropes utilisent les médias sociaux différemment des baby-boomers : pas seulement pour promouvoir leurs causes, mais également pour trouver des bénéficiaires, des donateurs, recruter des talents et s’informer des tendances. Découvrez l’une des 5 nouvelles motivations de la nouvelle génération.

À l’instar de leurs parents, les millennials veulent laisser leur empreinte, mais pas comme la génération précédente, en nommant un établissement scolaire, un hôpital ou une université « Ce n'est plus à la mode », explique Doug Balfour, directeur général de Geneva Global, un cabinet de conseil philanthropique.

La technologie numérique et les médias sociaux ont permis à la nouvelle génération de diffuser leurs contributions à l'échelle mondiale, ce qui aurait été inacceptable pour nombre d’anciennes générations de philanthropes. Nombre de fondations familiales traditionnelles n’ont même pas de site Web. Aux États-Unis, par exemple, où les deux tiers des fondations privées ont moins de 1 million USD d’actifs, moins de 10 % possèdent un site web. Ce pourcentage serait, selon les estimations, beaucoup plus faible pour les fondations familiales en Asie.

De nombreux philanthropes de la nouvelle génération à la tête des fondations familiales ont des comptes Twitter et Snapchat et n’hésitent pas à les utiliser pour annoncer les initiatives et les réalisations de leurs activités philanthropiques.

“Avoir l’attention massive des médias sociaux sur leurs activités sera toujours important. Ils sont donc en quête de sens, qu’ils trouvent de différentes manières.”

Doug Balfour

Directeur général de Geneva Global

Ces plateformes servent non seulement à promouvoir les activités des fondations, mais aussi à travailler avec leurs partenaires. Mme Sachdev Patel identifie parfaitement leurs principaux objectifs vis-à-vis des médias sociaux : « Sensibiliser le public à certaines problématiques, telles que la violence faite aux femmes. Améliorer la visibilité du profil de nos partenaires dont le travail a un fort impact et se tenir informés des problèmes dans les domaines dans lesquels nous travaillons. »

Les médias sociaux leur permettent en outre d’identifier de nouveaux partenaires pour leurs activités. Mme Cordes explique : « Nous avons trouvé un certain nombre de nos collaborateurs pour la fondation et sélectionné des bénéficiaires grâce à des événements lancés sur les réseaux sociaux. »

Facebook est une plateforme plus fréquemment utilisée que Twitter ou Snapchat, même au sein des fondations traditionnelles. L’une des raisons à cela est que l’on « avance un pas devant l’autre », comme l'explique Risto Aarnio-Wihuri, 41 ans, membre du conseil d'administration de la Jenny and Antti Wihuri Foundation. « Je suis vraiment étonné que nous soyons sur Facebook, mais nous y sommes ! » De plus, explique-t-il, Twitter est plus adapté pour les organisations et les individus qui publient des messages plus régulièrement qu’une fondation familiale. « Twitter fonctionne mieux si vous avez des événements réguliers, les hommes politiques l'utilisent par exemple toutes les semaines ou presque tous les jours. Si vous l'utilisez une fois à deux fois par mois, vous n’aurez, à mon avis, pas énormément de followers. »

D'autres trouvent de nouvelles façons de porter les causes qu’ils défendent à l'attention du public. Dans le cadre de la Semaine de la mode qui s’est tenue à Londres en 2016, Mme Sachdev Patel a trouvé un moyen de mieux faire connaître au public le profil des femmes victimes d'attaques à l’acide, en les invitant à rejoindre les mannequins sur le podium de Rise on the Runway, un défilé de la fondation GMSP organisé grâce à la British Asian Trust. « Par le passé, nous n'aurions jamais fait quelque chose de si public », explique Mme Sachdev Patel. « Je pense que nous devons parler de ces problèmes, car c'est la première étape vers des changements réels et durables. Et nous devons collaborer parce que nous ne changerons pas cela seuls. » Selon M. Balfour, les nouvelles générations utilisent de nouvelles technologies et techniques pour attirer l'attention sur leur travail. « Ils ne voient pas d’intérêt à promouvoir une institution », dit-il. « Ils s'intéressent davantage au problème à régler. »