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#Entrepreneurs — 08.02.2017

La diversification, atout maître des entrepreneurs « Elite »

Les entrepreneurs « Elite » ne font pas exception : eux non plus n'aiment pas mettre tous leurs œufs dans le même panier.

Bien répartir ses actifs pour assurer l'avenir est une règle d'or de la gestion de patrimoine à laquelle même les entrepreneurs les plus accomplis ne dérogent pas.

Interrogés dans le cadre du rapport « Entrepreneurs BNP Paribas 2017 », 2 650 entrepreneurs au patrimoine moyen de 14,9 millions dollars ont confirmé investir en moyenne dans près d'une dizaine de classes d'actifs différentes.

Et, bien qu'ils soient à la pointe de l'innovation dans leurs secteurs respectifs, leurs choix sont étonnamment similaires en matière de répartition des investissements : 12 % en actions, 12 % en obligations, 13 % en liquidités, 11 % en private equity, 16 % dans leur propre entreprise, 8 % en hedge funds, 8 % en investissements socialement responsables (ISR), 12 % dans l'immobilier et 7 % en investissements de business angel.

A partir de 55 ans, on note cependant une légère inflexion avec 16 % investis en actions. Contrebalancée par un recours plus marqué aux classes d'actifs traditionnelles – actifs obligataires (14 % contre une moyenne à 12 %), liquidités (15 % contre 13 %) et immobilier (14 % contre 12 %) – et moindre aux private equity (9 % contre 11 %), hedge funds (4 % contre 8 %) et investissements de business angel (4 % contre 7 %).

 

Préserver et transférer

« Sans surprise, les entrepreneurs de la tranche d'âge supérieure se focalisent davantage sur la préservation et le transfert de leur patrimoine que sur la création de richesse, qui reste surtout la priorité des jeunes entrepreneurs », note le rapport. Pour autant, les Millennipreneurs ne se distinguent réellement que sur les investissements de business angel et dans des proportions toutes relatives (9 % du patrimoine investi contre une moyenne de 7 %).

N'en déplaise à l'entrepreneur-milliardaire Mark Cuban, qui avait déclaré au Wall Street Journal que la diversification était « pour les imbéciles », les entrepreneurs « Elite », qui disposent de capitaux conséquents mais de peu de temps, préfèrent assurer leurs arrières et faire confiance à leurs conseillers financiers.

« Je n'aime pas les produits financiers qui nécessitent un effort de gestion », résume Sramana Mitra, directrice générale et fondatrice de la société californienne One Million by One Million (1M/1M), un incubateur et accélérateur virtuel. « Je n'achète pas d'actions individuelles – je n'ai pas le temps pour cela. »

En analysant les résultats à l'aune du patrimoine net des entrepreneurs, on s'aperçoit que les deux groupes les plus riches – ceux dont le patrimoine se situe entre 10 et 25 millions de dollars et ceux dont le patrimoine est supérieur – ne s'écartent pas de plus de 1 point de pourcentage de la moyenne en matière de répartition des actifs.

Les entrepreneurs dont le patrimoine est inférieur à 5 millions de dollars investissent moins dans les hedge funds (5 % contre 8 %) mais davantage dans les liquidités (15 % contre 13 %), leur propre entreprise (18 % contre 16 %) et l'immobilier (14 % contre 12 %).

16%

c'est la part de patrimoine que les entrepreneurs « Elite » de plus de 55 ans placent en actions