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#Entrepreneurs — 17.03.2017

Les Millennipreneurs : des disrupteurs constructifs

Disrupteurs avoués, les entrepreneurs de la génération Y se distinguent en premier lieu par leur volonté affichée de transgresser l’ordre établi pour mieux le redéfinir.

Les entrepreneurs issus de la génération Y – les Millennials – se caractérisent par un désir de bouleverser les normes. Et nombre d'entre eux passent rapidement d'un projet à un autre.

Dans le cadre de son rapport « Entrepreneurs 2017 », BNP Paribas Wealth Management a interrogé 1 153 jeunes entrepreneurs nés après 1979.

75 % des Millennipreneurs se définissent comme des «disrupteurs de l’ordre établi »

Invités à définir leur pratique des affaires, 75 % de ces « Millennipreneurs » se décrivaient comme des « disrupteurs de l’ordre établi » – terme dans lequel ne se reconnaissaient que 70 % de leurs homologues de la génération X (nés entre le début des années 1970 et 1979) et un tiers des baby-boomers.

« Je pense que notre génération vise à fonder et s'investir des start-up pendant 5 ou 7 ans, pour ensuite soit les vendre, soit en confier la gestion à des cadres dirigeants, afin de pouvoir se consacrer à d’autres projets, explique Scott Pecoriello, 20 ans, fondateur de six entreprises, dont WeatherOptics basée dans le Connecticut. Personnellement, j’aimerais que mon avenir évolue dans ce sens. »

Son parcours d’entrepreneur a débuté alors qu'il n'avait que 13 ans. Sa passion pour la météorologie l'incite alors à créer un blog : Wild About the Weather. S'étant rapidement imposé comme une référence pour les amateurs du sujet, le blog a mué en WeatherOptics.

« J’ai fait de ma page Facebook une société. C’est là qu’est née ma passion pour l’entrepreneuriat. C'est aussi à partir de ce moment-là que j’ai commencé à développer d’autres activités en parallèle. Certaines ont décollé, d’autres pas », poursuit ce fils et petit-fils d’entrepreneurs. « Entreprendre, c’est réaliser des choses et en tirer les leçons. Et ma façon de faire du business a déjà évolué. »
 

Science + commercialisation = succès

Le Millennipreneurs semblent se lancer dans les affaires à un âge beaucoup plus précoce  que les générations précédentes d’entrepreneurs.

Daniel Gómez Iñiguez, qui a aujourd’hui 26 ans et ne cache pas sa passion pour les sciences, était encore mineur lorsqu’il a cofondé Solben, qui se revendique aujourd’hui comme le premier producteur de biodiesel au Mexique.

« À 17 ans, j’avais déjà bien approfondi mes recherches sur le biodiesel, et j’ai compris qu’il y avait un excellent créneau en Amérique latine. Après m’être autant investi dans les sciences, je me suis rendu compte que j’avais aussi le don de vendre mes idées », confie le jeune homme, distingué par une moisson de prix et de récompenses et sacré en 2013 « Innovateur de l’année » par le MIT Technology Review. « Lorsque l’on associe la science au business et que l’on arrive à commercialiser ses idées, on peut faire des choses incroyables. »

Solben qui construisait à l’origine des usines de biodiesel, les possède et exploite désormais et, à la suite de l’effondrement des cours du pétrole, s’est également diversifié dans des produits à plus forte valeur ajoutée et plus forte marge, comme les bio-lubrifiants et les bio-nettoyants.

« Je ne me définirais pas comme un disrupteur. Je suis davantage un rêveur qui a su donner corps à ses rêves. Ce ne sont pas les rêveurs qui manquent, dans le monde, mais il n’y en a pas beaucoup qui se mettent sérieusement au travail. »

Gómez Iñiguez