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#Philanthropie — 06.12.2017

Nouvelle génération de philanthropes : une culture collaborative

La nouvelle génération de philanthropes pense être plus efficace dans ses actions en se connectant à des réseaux locaux et internationaux, facilitant ainsi les échanges de bonnes pratiques et les opportunités de co-financement.

Si une organisation vous plaît et que vous souhaitez qu'elle grandisse, vous devez diffuser des informations sur les causes qu’elle défend et la mettre en relation avec d'autres bailleurs de fonds.

Stéphanie Cordes

Vice-présidente de la Fondation Cordes

Après avoir fait la promotion des causes qu’ils défendent, les philanthropes de la nouvelle génération adoptent également une approche collaborative pour faire avancer les choses. M. Vaccaro, président de la fondation CerPhi, estime que c'est une caractéristique qui définit parfaitement les millennials à la tête des fondations familiales.

Certains forment leurs propres réseaux au lieu de se tourner vers les organisations existantes. Par exemple, Mme Sachdev Patel est la co-fondatrice de She Impacts, un petit groupe de femmes qui gèrent des fondations et se réunissent chaque mois pour parler de la philanthropie, partager leurs expériences et rechercher des opportunités de co-financement. « C'est un très bon forum », dit-elle. « Nous sommes un groupe de femmes qui se soutiennent mutuellement pour être plus efficaces dans notre démarche d’impact social ».

L'un des exemples les plus importants de réseautage et de collaboration est Nexus, où les individus et les fondations se réunissent pour partager leurs expériences. Au cours des cinq dernières années, plus de 20 sommets ont eu lieu à la Maison Blanche et aux Nations Unies, en Europe, au Brésil, en Australie, en Thaïlande, à Singapour, en Chine et dans les Caraïbes. Pour Mme Gerrol et d'autres comme elles, la collaboration est une façon d'accroître l'impact. « En tant que bailleurs de fonds, ce n'est pas une compétition », explique Mme Cordes. Grâce à une collaboration transfrontalière accrue, cette nouvelle génération de philanthropes converge vers l’internationalisation.

Cependant, des variations régionales existent, reflétant la maturité relative du secteur philanthropique et des attitudes culturelles à l'égard de la richesse et des legs familiaux. En Asie, la prédominance des entreprises familiales a créé une forte culture de transmission d'un héritage philanthropique à la génération suivante. Pourtant, tous les pays asiatiques n'ont pas établi un secteur philanthropique robuste. « En Chine, nous venons tout juste de commencer » affirme Amy Gao. « Nous en sommes aux prémices de la prise de conscience par les jeunes du besoin d’en faire plus pour la société. »

Les philanthropes européens s'intéressent fortement à l'esprit d'entreprise social et à la philanthropie de risque, promus par des organisations telles que l'European Venture Philanthropy Association, créée en 2004. Le Royaume-Uni a été pionnier en matière de nouveaux véhicules tels que l'investissement à impact. Par exemple, Social Finance, un organisme à but non lucratif mis en place pour développer un marché de l'investissement social, a été créé au Royaume-Uni en 2007, la filière américaine n'a été mise en place qu'en 2011. Des obligations à impact social existent dans d'autres pays européens, dont la Belgique, l'Allemagne et la France.

La technologie, les médias sociaux, les voyages et l'éducation internationale brisent les perceptions de frontières nationales ou régionales, rendant les différences régionales moins criantes dans le paysage philanthropique. « Ce que nous observons c’est une génération riche mondialisée qui pense plus de manière similaire qu’elle n’agit différemment », conclut M. Balfour. « Un millennial du Moyen-Orient peut avoir plus de points communs avec un millennial de Singapour qu'il ne peut en avoir avec des membres de sa famille plus âgés - et cela s'étend à leurs convictions philanthropiques ».


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